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Günther Oettinger, a affirmé que les réacteurs nucléaires européens ne sont pas tous à la hauteur des normes de sécurité

Le commissaire européen à l'énergie l'a déclaré jeudi avant une réunion de l'UE sur le sujet lundi prochain.L'Union européenne a annoncé l'organisation à venir de "tests de résistance" sur les 143 réacteurs nucléaires européens pour vérifier que les sites peuvent supporter des inondations, des séismes, des tsunamis et des attentats.
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La centrale française du Tricastin lors d'une simulation d'exercice de fuite radioactive, le 28 septembre 2010. (AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK)

Le commissaire européen à l'énergie l'a déclaré jeudi avant une réunion de l'UE sur le sujet lundi prochain.

L'Union européenne a annoncé l'organisation à venir de "tests de résistance" sur les 143 réacteurs nucléaires européens pour vérifier que les sites peuvent supporter des inondations, des séismes, des tsunamis et des attentats.

"Je pense que le test de résistance que nous voulons mener sur tous les réacteurs nucléaires montrera qu'ils ne satisfont pas tous aux plus hautes normes de sécurité", a déclaré Günther Oettinger dans un entretien diffusé jeudi sur la chaîne franco-allemande Arte.

En Allemagne, les autorités viennent de décider d'arrêter pour un trimestre sept réacteurs, a rappelé M. Oettinger.

Mais ses déclarations ont "surpris et choqué" le ministre français de l'Energie, Eric Besson, dont le pays compte le plus grand parc nucléaire d'Europe, avec 58 réacteurs en exploitation, générant plus de 75% de l'électricité du pays. Ces propos "sont de nature à inquiéter nos concitoyens et à jeter le discrédit sur une industrie", a réagi Eric Besson.

Tests à venir au deuxième semestre
"Le commissaire Oettinger devra s'expliquer sur ces déclarations lors du conseil extraordinaire des ministres de l'Energie" prévu lundi prochain à Bruxelles, a prévenu Eric Besson. Les ministres européens de l'Energie devraient en particulier se pencher sur l'organisation des tests de sécurité, en commençant à définir les critères commun qui seront retenus. Ces tests se dérouleront au deuxième semestre.

M. Oettinger fait des déclarations particulièrement catastrophistes depuis le début de la crise nucléaire au Japon. Il a parlé cette semaine d'"apocalypse" à propos de la situation dans la centrale japonaise de Fukushima, où les accidents se multiplient et estimé que les autorités locales avaient perdu le contrôle de cette installation.

Dans son pays l'Allemagne, M. Oettinger fait également l'objet de critiques de la part d'économistes qui lui reprochent d'avoir paniqué les marchés mercredi par ces propos alarmistes.

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