Fukushima : risque de débordement des nappes phréatiques

Les nappes phréatiques situées sous la centrale accidentée de Fukushima ont dépassé la barrière construite spécialement pour les contenir. C'est ce que révèle le quotidien japonais Asahi ce samedi, précisant que les eaux souterraines contaminées pourraient remonter à la surface d'ici trois semaines.

(Taru Anai Reuters)
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A peine deux semaines après les derniers rejets intriguants qui s'échappaient d'un réacteur sous forme de vapeur, les inquiétudes sont de
retour à Fukushima. En ce début de mois d'août, les nappes phréatiques situées sous
la centrale accidentée montent à un niveau anormalement élevé.

Le quotidien japonais Asahi, qui a révélé l'information ce
matin, précise que les autorités japonaises de régulation sur le nucléaire se
sont réunies ce samedi. A cette occasion, elles ont expliqué que les eaux souterraines
contaminées pourraient remonter à la surface d'ici trois semaines.

Contamination
de l'océan Pacifique

Après des mois à nier, la société a reconnu la semaine
dernière que des eaux souterraines radioactives s'étaient
probablement écoulées dans l'océan Pacifique. Tepco, la compagnie gérante de site, tente aujourd'hui
de lutter contre l'emportement des eaux radioactives dans l'océan en injectant
un produit chimique souterrain. Censé solidifier les sols, le produit en
question ne serait efficace qu'à plus de 1,8 mètre de profondeur, selon le
journal Asahi. Or les nappes phréatiques montent jusqu'à un mètre sous terre.
Elles seraient donc directement en contact avec le produit. Une information qui n'a
pas encore été confirmée par Tepco, ni par l'Autorité japonaise de sûreté
nucléaire.

Après avoir bloqué les systèmes de refroidissement de la
centrale japonaise de Fukushima, le séisme et le tsunami
du 11 mars 2011 avaient provoqué la fusion du combustible dans trois des six
réacteurs du site. Conséquence directe : la région est désormais contaminée
par la radioactivité. Depuis la catastrophe,
les dégâts semblent se propager sans cesse. Selon un rapport de l'Institut national des sciences et
technologies industrielles, la décontamination et le nettoyage de la région
autour de la centrale pourraient coûter jusqu'à 44 milliards d'euros.