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Fukushima : la décontamination de la région estimée à 44 milliards d'euros

La décontamination et le nettoyage de la région autour de la centrale de Fukushima pourraient coûter jusqu'à 44 milliards d'euros, selon un rapport de l'Institut national des sciences et technologies industrielles.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (SIPA)

Quelques jours après une troisième émanation de vapeur au-dessus des réacteurs de Fukushima, l'étude réalisée par l'Institut national des
sciences et technologies industrielles estime que les opérations de nettoyage
et décontamination dans la région pourraient s'élever jusqu'à 44 milliards d'euros (5.800
milliards de yens). Un chiffre cinq fois plus important que ce qui avait été
estimé par le gouvernement japonais.

Le coût de la décontamination, estimé par l'institut, varie selon la solution adoptée. Pour le moment, les deux possibilités imaginées sont les suivantes : transporter et stocker le sol contaminé en zones agricoles, ou bien simplement retourner la terre des zones.

Aider la population

Si cette étude a d'abord été réalisée dans le but de
chiffrer le coût de la décontamination, l'institut espère également qu'elle "aidera
à établir des plans de décontamination des forêts et des régions agricoles, et
favorisera le retour des habitants chez eux
". Les premiers essais de décontamination, menés par de grandes compagnies de construction incompétentes en la matière, n'ont pas été concluants.

Hausse de la radioactivité

Rejet de particules radioactives, émission de vapeur, risque de cancer de la thyroïde,... Le rapport est rendu public alors que les incidents liés à la centrale de Fukushima se multiplient, et que son opérateur Tepco est de plus en plus critiqué
par les autorités au Japon.

Lundi dernier, l'opérateur a justement reconnu pour la
première fois que des eaux souterraines radioactives s'étaient écoulées dans l'océan Pacifique. Début juillet, un niveau élevé de
césium radioactif avait été relevé
dans un puits de prélèvement situé
entre les réacteurs et la mer.

48 des 50 réacteurs du pays sont toujours à l'arrêt depuis
l'accident de mars 2011, notamment par mesure de précaution. Le Premier
ministre conservateur Shinzo Abe, vainqueur des récentes élections
sénatoriales, semble vouloir favoriser le
redémarrage de réacteurs nucléaires dans l'archipel, poussé par les milieux patronaux.

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