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François Hollande pèlerin du climat aux Philippines

Le chef de l'État, converti à la lutte contre le réchauffement climatique, a commencé ce jeudi matin une visite officielle ce jeudi aux Philippines, l'un des pays les plus touchés au monde par le phénomène. Le but est, une nouvelle fois, de préparer le terrain pour la conférence mondiale qui se déroulera à Paris en décembre prochain.
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Radio France
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 (L'archipel des Philippines est régulièrement touché par des typhons et tempêtes violents © MAXPPP)

François Hollande a décidé, depuis plusieurs mois déjà, de faire de la lutte contre le réchauffement climatique le grand enjeu de son mandat. Le but : aboutir à un accord historique lors de la conférence mondiale qui sera organisée en décembre prochain à Paris. Alors, le président de la République prend son bâton de pèlerin, et est arrivé ce jeudi matin dans l'archipel des Philippines, l'un des pays au monde les plus touchés par la hausse des températures. Un phénomène qui provoque régulièrement des catastrophes naturelles, comme le typhon Haiyan qui avait fait plus de 7.000 morts en novembre 2013.

"La France veut mettre ses compétences au service des Philippines et des pays les plus vulnérables. Car si nous laissons faire, il y aura des conflits qui surgiront, des personnes déplacées qui bousculeront les frontières, des luttes, des compétitions de plus en plus violentes pour accéder aux zones protégées des dérèglements climatiques " a insisté le président français.
 

Un "Appel de Manille" doit être lancé par la voix de Marion Cotillard, emmenée par le chef de l'État dans la délégation française comme une autre actrice Mélanie Laurent, toutes deux très engagées pour l'environnement. 

François Hollande pèlerin du climat aux Philippines - reportage Louise Bodet
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L’archipel est en effet l'un des pays les plus menacés par le changement climatique, et il cumule les facteurs de risque : la montée du niveau de la mer grignote les terrains habitables, l’océan est plus chaud, il y a plus de vagues de chaleur. D'où plus de difficultés à produire de l’eau potable et surtout des cyclones et des pluies plus intenses. Depuis le passage du cyclone Haiyan en 2013, la population semble en prendre conscience. 

Celui qui faisait clairement le lien entre l’évolution du climat et les problèmes des Philippines c’était le délégué du pays lors des réunions annuelles des Nations Unies sur le changement climatique. Yeb Sano a marqué ces réunions: tantôt en pleurant ou en faisant la grève de la faim… A chaque fois son pays était victime d’un énorme cyclone alors que les négociations patinaient. Il a été limogé l’an dernier par le gouvernement qui lui a préféré un délégué moins émotif.

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