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EPR de Flamanville : le groupe italien Enel lâche EDF

Le groupe italien Enel, géant de l'énergie, a annoncé mardi se retirer du projet de construction de l'EPR de Flamanville. Un droit de retrait qui ne fait pas les affaires d'EDF, désormais seul à financer une centrale nucléaire dont le coût ne cesse d'augmenter. La facture avoisine les 8,5 milliards d'euros.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Giampiero Sposito Reuters)

C'est un
nouveau coup dur pour l'EPR de Flamanville dans la Manche, présentée comme la
centrale nucléaire de dernière génération. Le groupe Enel, qui participe à
hauteur de 12,5% à ce projet, exerce son droit de retrait. La fin d'un accord de
partenariat stratégique conclu par les deux groupes en novembre 2007.

Enel dédommagé
à hauteur de 613 millions d'euros, sans compter les intérêts

En clair, Enel
renonce à participer au chantier en cours et empoche environ 613 millions d'euros
plus les intérêts en guise de dédommagements pour compenser ses investissements
déjà engagés.

EDF
récupère donc à sa charge l'ensemble de la facture. Lundi soir, le groupe avait
déjà annoncé que le coût de construction de la centrale de Flamanville avait
augmenté de deux milliards d'euros
, atteignant ainsi 8,5 milliards d'euros en
tenant compte de l'inflation, contre 3,3 milliards prévus initialement en 2005.

En dehors
de la question du surcoût, EDF a estimé que le retrait d'Enel provenait également
du rejet en 2011 par référendum d'un projet de relance du programme nucléaire
italien, stoppé en 1987, après la catastrophe de Tchernobyl.

Une ouverture toujours prévue en 2016

Malgré tous
ces imprévus à Flamanville, "le calendrier d'ouverture en 2016 sera tenu ",
a prévenu mardi Delphine Batho. "Nous sommes maintenant dans une phase où 93%
des travaux de génie civil, du gros œuvre, sont réalisés
", assure la
ministre de l'Ecologie et de l'Energie.

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