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En grève illimitée, les pilotes de bombardiers d'eau manifestent à Marseille

Les 88 pilotes de la base de Sécurité Civile de Marignane demandent notamment le déblocage de dix millions d'euros pour la maintenance des avions de la flotte. Sept avions ne seraient pas en état de voler.
Article rédigé par
Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Une soixantaine de pilotes de bombardiers d'eau avaient revêtu
leur tenue de vol orange ce matin, pour manifester devant la préfecture de région
de Marseille (Bouches-du-Rhône). La base de la sécurité civile de Marignane est
marquée par un mouvement de grève illimitée, pour la première fois depuis 1998.
Les pilotes, syndiqués à 85%, ont voté la grève dimanche, à la quasi-unanimité.

Cette manifestation fait suite au début des négociations,
lundi, au ministère de l'Intérieur. "Il n'y a pas eu d'avancée notable,
nous poursuivons notre mouvement"
, a déclaré François Tauveron, délégué
du Syndicat national du personnel naviguant de l'aéronautique civile (SNPNAC).

Sept avions en mauvais état

Les grévistes demandent plus de moyens pour la maintenance
des avions. Selon le syndicat, dix millions d'euros seraient nécessaires. Au
printemps dernier, la Direction générale de la Sécurité civile et de la gestion
des crises (DGSCGC) a annoncé que deux Canadair resteront au sol cet été, ainsi
qu'un avion de coordination habituellement utilisé en Corse. Mais au total, ce
sont cinq Canadairs et deux Trackers qui ne sont pas en état de voler, selon François Tauveron.

Pourtant, selon le ministère de l'Intérieur, "la capacité d'intervention
permet de faire face bien au-delà des risques d'un été moyen"
. Les
pilotes de Marignane sont les seuls à pouvoir voler sur les bombardiers d'eau
de la flotte française. Elle compte 12 Canadair, 9 Tracker et 2 Dash 8.

Manque de dialogue social

Les pilotes souhaitent également alerter sur le manque de
dialogue social : "Notre direction n'est plus à nos côtés pour
défendre notre mission"
, déplore François Tauveron.

Conséquence de la grève : aucun avion n'a été pré-positionné en détachement dans les zones à risque (en Corse, à Carcassonne
et à Bordeaux). Le temps d'intervention sur les incendies pourrait se trouver
rallongé.


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