Evacuation à Bure : Hulot n'est pas en pas "en porte-à-faux avec (sa) conscience"

 Le ministre a été interpellé à l'Assemblée nationale par la députée France insoumise Mathilde Panot,  qui a brandi une photo où il apparaît avec une pancarte disant "Cigéo Bure je dis non!"

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, à l\'Assemblée nationale, le 20 février 2018. 
Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, à l'Assemblée nationale, le 20 février 2018.  (ERIC FEFERBERG / AFP)
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"Je n'ai pas l'impression fondamentalement d'être en porte-à-faux avec ma conscience." C'est ce qu'a répondu Nicolas Hulot après l'évacuation, jeudi 22 février, à Bure des opposants au projet d'enfouissement des déchets nucléaires, que le ministre de la Transition écologique avait lui-même combattu par le passé.

Le ministre avait été interpellé à l'Assemblée nationale par la députée France insoumise Mathilde Panot. "Je ne vous reconnais plus (...), où est M. Hulot?", a-t-elle demandé au ministre, en brandissant une photo où il apparaît avec une pancarte disant "Cigéo Bure je dis non!", bien que ce soit interdit par le règlement de l'Assemblée.

"J'aurais préféré ne jamais avoir traité ce sujet-là, c'est-à-dire qu'on n'arrive pas à cette situation, avec des déchets ultimes dont personne ne veut", a poursuivi Nicolas Hulot. "Sauf que maintenant je suis aux responsabilités, la seule chose qui a changé, c'est ma fonction, et je ne peux pas faire disparaître ces déchets comme par enchantement."

Nicolas Hulot avait assuré en novembre qu'enfouir des déchets nucléaires radioactifs, comme le prévoit le projet Cigéo à Bure (Meuse), n'était "pas une solution entièrement satisfaisante" mais que c'était la "moins mauvaise".