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De nombreuses compagnies aériennes prennent des mesures de précaution face aux risques qui pèsent sur le Japon

Certaines réorientent, réduisent ou suppriment leurs vols vers cette destination, voire effectuent un repli vers un autre pays pour les équipages en escale. D'autres opèrent un contrôle de la radioactivité sur les appareils à leur retour.Si Lufthansa et Air China ne desservent plus Tokyo, Air France maintient les vols et augmente ses capacités.
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Un avion amorçant sa descente. (AFP / Frank Perry)

Certaines réorientent, réduisent ou suppriment leurs vols vers cette destination, voire effectuent un repli vers un autre pays pour les équipages en escale. D'autres opèrent un contrôle de la radioactivité sur les appareils à leur retour.

Si Lufthansa et Air China ne desservent plus Tokyo, Air France maintient les vols et augmente ses capacités.

Air France a renforcé les capacités de ses deux vols quotidiens Paris-Tokyo. La compagnie aérienne française a porté à 944 sièges (contre 871 habituellement) la capacité totale de ses deux vols quotidiens via Séoul, qui seront assurés par deux Boeing 777. Cette mesure est en vigueur jusqu'à dimanche. Air France avait annoncé lundi des "tarifs spéciaux" en aller simple Tokyo-Paris. Des billets étaient disponibles mardi matin sur son site internet à 77.500 yens, soit 678 euros, pour un vol dès mercredi. Les voyagistes français ont décidé mardi de suspendre jusqu'au 31 mars inclus les départs vers le Japon "compte tenu des dernières évolutions de la situation".

La compagnie allemande Lufthansa a suspendu la desserte de Tokyo et détourne ses vols vers Osaka et Nagoya au moins jusqu'à la fin de la semaine.

D'autres compagnies asiatiques ont choisi d'interrompre la desserte de la capitale japonaise au profit d'autres aéroports de l'archipel comme Air China qui a suspendu ses vols vers Tokyo à partir de Pékin et Taiwan. La totalité des vols vers Sendai, dont l'aéroport a été dévasté par le tsunami, a été suspendue.

La compagnie taïwanaise EVA Airways a annulé ses vols vers Tokyo et aussi Sapporo jusqu'à la fin du mois. Les vols vers Sendai ont été annulés jusqu'à fin juin. Ces annulations sont dues au grand nombre de passagers qui renoncent à leur vol, a indiqué un porte-parole de la compagnie.

British Airways, Virgin Atlantic et Finnair ont, elles, maintenu leurs vols vers les deux aéroports de la capitale japonaise, Narita et Haneda. Swiss International Air Lines a mis en place une escale provisoire à Hong Kong, afin de raccourcir les périodes de rotation à Tokyo. La compagnie britannique Virgin Atlantic permet à ses clients de changer leur réservation sans frais.

D'autres compagnies maintiennent les vols
En revanche, Alitalia a fait savoir qu'elle maintenait pour l'instant ses vols à destination de Tokyo et d'Osaka. La compagnie italienne effectue 14 vols par semaines vers Tokyo depuis Rome et Milan, et quatre par semaine vers Osaka. Ses clients ont la possibilité de modifier leur départ d'ici le 31 mars, sans frais supplémentaires.

Cathay Pacific a annoncé suivre l'évolution de la situation, et souligné que rien pour l'instant n'indiquait que ses opérations au Japon seraient affectées. SAS a également annoncé que ses dessertes n'étaient pas modifiées, mais aucun départ pour Tokyo n'était prévu mardi de l'aéroport de Copenhague. Chez SAS, les détenteurs de billets peuvent modifier ou se faire rembourser tout billet réservé pour les 30 prochains jours.

Pas d'annulation à signaler en Malaisie mais des contrôles de radioactivité sur les passagers de vols directs avec Tokyo, selon un porte-parole de l'exploitant des aéroports malaisiens. A Hong Kong, les passagers arrivant du Japon s'inquiétant pour leur santé ont la possibilité de passer un test dans un hôpital public, ont indiqué les autorités.

Ces différentes annonces surviennent alors que l'inquiétude s'accroît autour du risque nucléaire au Japon après le séisme et le tsunami qui ont frappé le nord-est du pays vendredi.

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