Crise climatique : "Les enjeux n'ont jamais été aussi élevés", insiste le patron du Giec

Le deuxième rapport du Giec, dont les négociations débutent lundi, se penche sur les conséquences du réchauffement et la façon de s'y préparer.

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Le patron des experts climat de l'ONU, Hoesung Lee, à Genève (Suisse), le 2 août 2019. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Alerte maximale. Les enjeux en matière de lutte contre le changement climatique "n'ont jamais été aussi élevés", a insisté lundi 14 février Hoesung Lee, président des experts climat de l'ONU, avant le début du processus d'approbation d'un nouveau rapport sur les conséquences du réchauffement.

Les "besoins" pour ce rapport sur les effets du réchauffement et la façon dont il faut s'y préparer "n'ont jamais été aussi importants, parce que les enjeux n'ont jamais été aussi élevés", a-t-il déclaré lors d'une brève session en ligne ouvrant deux semaines de négociations à huis-clos.

Augmentation du nombre d'événements extrêmes

"Nous savons (...) que la croissance des impacts climatiques dépasse de loin nos efforts pour s'y adapter, a renchéri la patronne de l'ONU-Environnement Inger Andersen. Nous savons que le monde est déjà informé des preuves scientifiques que le Giec a présentées d'année en année, de décennie en décennie, mais reconnaître les preuves n'est qu'un premier pas."

"Les pays, les villes, les entreprises, les investisseurs et les acteurs individuels, les consommateurs doivent transformer ce premier pas en sprint si nous ne voulons pas dépasser +1,5°C."

La responsable de l'ONU-Environnement Inger Andersen

lors d'une conférence de presse

Après plus d'un siècle et demi de développement économique basé sur les énergies fossiles –charbon, pétrole ou encore gaz– la température globale de la Terre a augmenté d'environ +1,1°C par rapport à l'ère pré-industrielle, multipliant déjà canicules, sécheresses, tempêtes ou inondations dévastatrices.

Dans le premier volet de son rapport publié en août dernier, le Giec estimait que le mercure atteindrait autour de 2030, soit dix ans plus tôt qu'escompté, le seuil de +1,5°C, objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris. Le deuxième rapport, dont les négociations débutent lundi, se penche sur les conséquences du réchauffement, et la façon de s'y préparer ("l'adaptation"). Cette nouvelle évaluation sera dévoilée le 28 février.

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