"Le changement viendra des mobilisations citoyennes" : à Paris, des manifestants se rassemblent contre l'inaction climatique en pleine COP26

A l'appel d'une centaine d'organisations écologistes, des manifestants se sont rassemblés samedi à la mi-journée sur le parvis de l'hôtel de ville pour la justice climatique et contre l'inaction des gouvernements. Reportage de franceinfo.

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Des manifestants pour le climat, le 6 novembre 2021 à Paris. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)

"Le changement ne viendra pas de la COP26, mais des mobilisations citoyennes". Convaincu, comme Vincent Gay, membre d'Attac, de la nécessité de manifester pour accélérer la lutte contre le réchauffement climatique, des centaines de manifestants se sont rassemblés, samedi 6 novembre, sur le parvis de l'hôtel de ville à Paris à l'appel d'une centaine d'organisations écologistes comme Greenpeace, Notre affaire à tous et Alternatiba.

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Ce rassemblement était l'un des nombreux organisés un peu partout sur la planète pour la justice climatique en pleine COP26 de Glasgow (Ecosse), afin de mettre la pression sur les dirigeants mondiaux, et dans la foulée des manifestations de jeunes la veille.

Ces dirigeants mondiaux ont été représentés à la manifestation par 10 portraits, dont ceux de Joe Biden (Etats-Unis), Emmanuel Macron, Xi Jinping (Chine) ou Jair Bolsonaro (Brésil), brandis devant une banderole géante proclamant : "inaction climatique = crime contre le vivant". "Je n'attends pas de décisions de cette COP, mais j'espère qu'on parviendra à profiter de cette ouverture pour faire connaître notre lutte contre le racisme environnemental. C'est une affaire urgente, des gens meurent et tombent malades aujourd'hui", explique Thaís Santos Silva, une militante brésilienne du collectif Uneafro.

A la tribune, Askyy, un militant du mouvement Extinction Rebellion, résume le sentiment général. "Ce n'est pas à la COP26 qu'ils vont régler le problème. J'ai 20 ans, quand je suis né, il y avait déjà des COP et si cela servait à quelque chose je ne serais pas là devant vous", lance le jeune militant. Les prises de parole sont ponctuées par des slogans, des chorégraphies et une minute de silence "en hommage aux vitimes des crimes climatiques et environnementaux"

Quelques élus et politiques, comme le candidat à la présidentielle Yannick Jadot (EELV), sont présents parmi les manifestants mais aucun n'est invité à prendre la parole. On croise aussi de nombreux enfants et adolescents, comme Zoé, 14 ans, venue "montrer qu'on est beaucoup à ne pas être dupés par les mots des politiques"

Guillaume, 49 ans, est lui venu de l'Oise avec son fils et sa fille. "Il faut s'impliquer en tant que citoyen pour que le gouvernement agisse réellement, estime-t-il. Je suis aussi pour montrer à mes enfants que les petits gestes ne suffisent pas, qu'il faut se mobiliser". Il se dit un peu déçu par la mobilisation, alors que la place de l'hôtel de ville n'est pas remplie : "J'ai vu sur Facebook que nous étions 3 000 participants, c'est à peine un caillou dans la chaussure du gouvernement. Il faudrait qu'on soit un million".

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