COP26 : les engagements pris par les Etats ne permettront pas de réduire sensiblement la hausse des températures

Une trentaine d'Etats ont annoncé de nouveaux engagements mais la trajectoire des températures mondiales n'en sera pas pour autant modifiée, alerte le Programme des Nations unies.

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Des champs touchés par la sécheresse en Haute-Garonne, en octobre 2021. (LILIAN CAZABET / HANS LUCAS via AFP)

Le compte n'y est pas. Les nouveaux engagements sur le climat annoncés par les participants à la COP26 mèneraient toujours vers un réchauffement de 2,7°C – ou au mieux 2,1°C – en prenant en compte les promesses de neutralité carbone, selon la dernière estimation de l'ONU publiée mardi 9 novembre, pendant la COP26

Avant le début de la conférence climat de Glasgow, le rapport annuel de référence du Programme des Nations unies (PNUE) mettait en garde contre un réchauffement "catastrophique" de +2,7°C, ou de +2,2°C en ajoutant les objectifs de neutralité carbone pour le milieu du siècle. Depuis, 33 pays ont pris de nouveaux engagements dont le Brésil, l'Argentine, et surtout l'Inde qui a renforcé ses objectifs de réduction d'émissions pour 2030 et annoncé la neutralité carbone pour 2070.

Vers une hausse de +2,7°C d'ici 2100

Malgré cela, les nouvelles prévisions ne changent que de façon minime. Les engagements actuels de 152 pays permettraient de réduire les émissions de 4,8 gigatonnes d'équivalent CO2 supplémentaires d'ici 2030, contre 0,7 gt lors de la précédente estimation. L'amélioration est notamment liée aux nouveaux objectifs pour 2030 de l'Arabie saoudite et de la Chine. En termes de trajectoire de température, le monde se dirigerait toujours vers 2,7°C d'ici 2100, très loin des objectifs de l'accord de Paris de limiter le réchauffement bien en deçà de +2°C, si possible à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

En ajoutant les nouvelles promesses de neutralité carbone, la hausse de température pourrait être limitée à 2,1°C, soit 0,1°C de mieux que la précédente estimation. Mais le PNUE reste prudent en raison du "manque de transparence des promesses de neutralité carbone" et de l'absence "de mécanisme pour en rendre compte et de système de vérification". Le Programme relève également que "très peu des engagements pour 2030 mettent clairement les pays sur un chemin vers la neutralité carbone" et que "parvenir à ces objectifs de neutralité carbone reste incertain".

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