Climat : "L’humanité est loin d’avoir dit son dernier mot", estime Edouard Philippe, alors que s'ouvre la COP25 à Madrid

Dans une tribune publiée sur le HuffPost, le Premier ministre évoque sa "prise de conscience" écologique, tout en assurant qu'il n'est pas "collapsologue".

Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 1er décembre 2019, à Matignon.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 1er décembre 2019, à Matignon. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)
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"Le seul effondrement qui nous menace pour l’instant, c’est celui de nos volontés", assure Edouard Philippe dans une tribune publiée, lundi 2 décembre, sur le HuffPost. Le Premier ministre détaille au fil des lignes sa prise de conscience écologique, mais refuse pour autant toute idée d'effondrement : "Je me sens du pays des Lumières : je préfère en appeler à la raison plutôt qu’à la peur."

Cette prise de conscience ne fait pas de moi un "collapsologue".Edouard Philippe au HuffPost

Alors que la COP25 s'ouvre à Madrid, le chef du gouvernement avoue qu'il n'est pas un écologiste de la première heure, mais évoque sa nouvelle sensibilité verte devant "la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes et les pressions qui s’exercent sur notre biodiversité"

"Ecologie souriante" 

Partisan d'une "écologie souriante", Edouard Philippe rappelle son attachement à l'industrie, à l'agriculture, à la science et ne rejette pas le modèle de croissance productiviste. "Je pense tout à fait possible de bâtir un modèle économique qui produise des richesses donc de l’emploi, sans gaspiller, sans salir, sans contaminer, ni détruire."

Le Premier ministre rappelle ensuite les objectifs du gouvernement français, comme la sortie du glyphosate dans un délai de trois ans ou la mise à l’arrêt d’ici à 2022 des dernières centrales à charbon. Il assure que l'Etat investit chaque année 5 milliards d’euros dans le développement des énergies renouvelables et salue le volontarisme des collectivités locales. 

"Le combat ne fait bien sûr que commencer. Comme dans tout combat, victoires et défaites, ralliements et défections se succèdent, estime le chef du gouvernement. Or, quand je vois la formidable mobilisation des jeunes générations, la rapidité de certains changements, l’importance que la préservation de l’environnement prend dans le débat public, je me dis que l’humanité est loin d’avoir dit son dernier mot."

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