Manuel Valls recadre Ségolène Royal sur le sujet des boues rouges

Le Premier ministre a appelé, lundi, à la "maîtrise de l'expression" après plusieurs déclarations de la ministre de l'Environnement, qui est opposée à ces rejets effectués au large de Cassis (Bouches-du-Rhône).

Manuel Valls au palais de l\'Elysée, à Paris, le 17 août 2016.
Manuel Valls au palais de l'Elysée, à Paris, le 17 août 2016. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Manuel Valls a recadré Ségolène Royal dans le dossier des boues rouges, lundi 5 septembre. Le Premier ministre a appelé lundi à "la maîtrise de l'expression" au sein du gouvernement, après de nouvelles prises de position de la ministre de l'Environnement au sujet des rejets de ces boues au large de Cassis (Bouches-du-Rhône).

Ségolène Royal avait expliqué dans l'émission "Thalassa" de France 3, vendredi 2 septembre, qu'elle n'avait pas pu s'opposer à l'autorisation accordée fin 2015 à l'usine d'alumine Alteo de Gardanne (Bouches-du-Rhône) de poursuivre ses rejets polluants en Méditerranée. Cette autorisation avait l'appui de Manuel Valls.

Pas de "querelle", selon Ségolène Royal

"Ce n'est pas une querelle, a tempéré la ministre de l'Environnement, invitée d'Europe 1 lundi 5 septembre. 'Thalassa' fait un reportage et m'interroge sur la manière dont les décisions ont été prises [sur ce dossier]. Moi je dis la vérité des choses."

"Il ne s'agit plus de boues rouges chargées en polluants comme par le passé, mais d'eaux largement dépolluées", a répondu Manuel Valls dans un communiqué publié lundi matin. Alteo, qui a rejeté pendant 50 ans des boues rouges toxiques dans le parc des calanques, à 7 km des côtes, a dû modifier ses procédés de production d'alumine à partir de bauxite et ne rejette plus qu'un liquide filtré. Mais ses opposants continuent de dénoncer ces effluents comme très polluants. 

Manuel Valls assure "protéger l'environnement"

Le Premier ministre a également rappelé que la décision d'autoriser jusqu'en 2022 des rejets industriels chargés en arsenic et en fer a été le "fruit du processus de travail interministériel, à laquelle la ministre de l'Environnement et le ministre de l'Economie ont été étroitement associés".

"Sur cette question importante, le gouvernement a toujours agi avec une même ligne de conduite : assurer la protection de l'environnement et la santé de nos concitoyens, tout en préservant l'emploi industriel dans une région qui en a besoin", assure encore Manuel Valls.