Vidéo Pendant ce temps-là près de Vittel, dans l'une des décharges sauvages du groupe Nestlé...

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BRUT
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Dans cette décharge sauvage se trouvent 4200 tonnes de plastique.

Une colline de plastique. Voilà comment Bernard Schmitt, porte-parole du collectif Eau 88, décrit la décharge à ciel ouvert dans laquelle il nous a emmenés, près de Vittel. "C'est assez facile de voir à qui elles appartiennent parce qu'on voit bien le sigle de la société des eaux minérales avec un V comme Vittel et une croix de Lorraine", démontre-t-il. S'ajoutent à cela d'autres détritus comme des matériaux de travaux. Il y a notamment des blocs de PVC qui dégagent une quantité importante de chlore et de dioxine avec la combustion. "On peut penser mais on a pas d'autres explications, que ce sont les échecs industriels qui ont été enterrés dans cette nature", s'inquiète Bernard. Ce plastique en masse deviendra à terme du microplastique qui s'infiltrera dans les sols et dans l'eau.

Continuer de se battre

"En ayant discuté avec des gens qui travaillaient dans les usines d'embouteillages de Contrexéville et de Vittel, au début, le processus industriel n'était absolument pas maîtrisé", rapport Bernard. Par ailleurs, le groupe Nestlé a reconnu qu'il y avait bien 9 décharges dont quatre plastiques et cinq dédiées au BTP. 

Brut a essayé de contacter Nestlé qui a refusé de répondre à nos questions. "Nestlé ne peut pas s'exonérer de la responsabilité de la décharge, dont il est de toute façon aujourd'hui propriétaire", estime Bernard. D'après l'ONG Break Free From Plastic, Nestlé est le quatrième plus grand pollueur de plastique au monde.

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