Vidéo Cette vétérinaire raconte les sauvetages d'animaux qui l'ont marquée

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Meriem Flih est partie quinze mois aux quatre coins du monde pour soigner des animaux sauvages en détresse. De l'amputation du bras d'un babouin, à l'opération d'un paresseux, la vétérinaire raconte les sauvetages qui l'ont marquée.

Meriem Flih a fait le tour du monde pendant quinze mois pour offrir ses services de vétérinaire à des centres de soin et des sanctuaires. Durant ce périple, la vétérinaire a été particulièrement touchée par certains sauvetages qu'elle a accepté de nous raconter.

Wando, le paresseux blessé au Costa Rica

Wando s'est retrouvé au sol, un lendemain de tempête, et pris à partie par des chiens errants. "Ce cas, il est intéressant parce qu'il permet de se poser la question de l'éthique : est-ce que c'est notre rôle en tant que centre de soin d'interférer avec des animaux qui sont blessés dans des conditions naturelles ?", explique Meriem. En ramenant Wando à l'hôpital, la vétérinaire a constaté une fracture de l'humérus. Après l'avoir opéré, le paresseux a été relâché dans la nature. 

Sandy, la lamentin orpheline au Bélize 

Sandy, une jeune femelle lamentin s'est retrouvée orpheline après que sa mère a été percutée par un bateau. Étant trop jeune pour se prendre elle-même en charge, c'est Meriem qui s'en est occupé. "Il fallait bien entendu nettoyer sa piscine, que ça reste bien propre, la biberonner plusieurs fois par jour, nager avec elle, lui tenir compagnie", explique la vétérinaire. Après plusieurs mois de prise en charge, Sandy a avancé dans les étapes de réhabilitation. "On continue de la nourrir pour la soutenir dans cette transition et puis, quand elle se sentira prête, elle pourra prendre le large et regagner sa liberté", explique Meriem.

Les 18 tortues vertes braconnées au Costa Rica 

Un soir, Meriem reçoit un appel des autorités costaricaines : elles viennent de saisir 18 tortues à des braconniers, qui étaient destinées pour leur consommation de viande. N'ayant pas la place pour recevoir 18 tortues de 100 kilos, Meriem et ses collègues ont dû construire des bassins de fortune et des bassins provisoires dans l'urgence. "Elles arrivent, elles sont dans un état pitoyable, il y a des trous de harpon dans leur carapaces, certaines ont des lésions dans leur organes internes", se souvient Meriem.

S'en sont suivies des semaines de soin ayant permis la remise en liberté de 17 tortues. L'une d'elles est décédée mais les vétérinaires ont pu récupérer ses œufs et les envoyer dans une réserve naturelle pour qu'ils soient mis à incuber. "Quelques semaines plus tard, ses œufs éclosent et on peut aller sur la plage pour aller voir ces petits bébés traverser ces quelques mètres de sable avant de rejoindre les vagues de l'océan", conclut Meriem.

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