L'ONU déclare un "état d'urgence des océans", à l'ouverture d'une conférence mondiale à Lisbonne

Pendant cinq jours, des milliers de personnes vont réfléchir à l'avenir des mers, afin de trouver des solutions à la surpêche, la pollution plastique ou l'acidification des mers.

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France Télévisions
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La conférence de l'ONU pour les océans à Lisbonne (Portugal), le 27 juin 2022. (CARLOS COSTA / AFP)

Leur objectif ? Tenter de trouver des remèdes aux maux des océans. A l'appel de l'ONU, des milliers de responsables politiques, d'experts et défenseurs de l'environnement sont rassemblés à Lisbonne (Portugal), à partir de lundi 27 juin et pour cinq jours de conférence. "Nous sommes actuellement confrontés à ce que j'appellerais un état d'urgence des océans", a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Un échec serait synonyme d'"effets en cascade", a-t-il souligné dans son discours d'ouverture.

Les mers, qui recouvrent plus des deux tiers de la surface de la planète, génèrent la moitié de l'oxygène que nous respirons et représentent une source vitale de protéines pour le quotidien de milliards de personnes.

Inquiétudes sur le plastique et la surpêche

L'océan joue par ailleurs un rôle de régulation en mitigeant les effets du changement climatique. Mais en absorbant environ un quart de la pollution au CO2, alors même que les émissions ont augmenté de 50% au cours des soixante dernières années, l'océan est devenu plus acide. Cela déstabilise les chaînes alimentaires aquatiques et réduit sa capacité à capter toujours plus de gaz carbonique. En résorbant plus de 90% de l'excès de chaleur provoqué par le réchauffement climatique, l'océan subit également de puissantes vagues de chaleur marine qui détruisent de précieux récifs coralliens.

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Au programme des très nombreux thèmes abordés, la pollution plastique. Celle-ci va tripler d'ici à 2060, pour atteindre un milliard de tonnes par an, selon un rapport récent de l'OCDE. Déjà, les micro-plastiques provoquent chaque année la mort d'un million d'oiseaux et de plus de 100 000 mammifères marins. La surpêche suscite également des inquiétudes : "Au moins un tiers des stocks de poissons sauvages sont trop pêchés et moins de 10% de l'océan est protégé", commente Kathryn Mathews, directrice scientifique de l'ONG américaine Oceana.

Les débats porteront également sur un éventuel moratoire visant à protéger les fonds marins de l'exploitation minière à la recherche de métaux rares nécessaires à la fabrication de batteries pour la filière florissante des véhicules électriques. Une coalition rassemblant près d'une centaine de pays préconise par ailleurs une mesure phare visant à déclarer des zones de protection couvrant 30% des océans et de la terre de la planète.

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