Le CNRS recherche 10 000 apprentis chercheurs pour étudier le blob

Les candidats sélectionnés se verront confier un blob et une espèce cousine. Ils devront les nourrir, les exposer à la chaleur et documenter leur croissance.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un blob dans une coupelle, le 16 octobre 2019, dans le parc zoologique de Paris.
 (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Vous aimez la science, vous avez plus de 8 ans et un peu de temps devant vous ? Le CNRS a besoin de vous : l'organisme public a lancé, mercredi 20 octobre, un projet de science participative ouvert à 10 000 volontaires pour mener des expériences... sur le blob, cet organisme unicellulaire "hors normes" dont les capacités fascinent les biologistes. L'objectif ? Voir comment cette créature ni animale, ni végétale, ni champignon, qui évolue habituellement dans les sous-bois des pays tempérés, pourrait réagir au réchauffement climatique.

Concrètement, l'expérience durera entre une semaine et un mois et "demandera environ une heure de manipulation quotidienne", précise le Centre national de la recherche scientifique dans un communiqué. Les apprentis chercheurs sélectionnés se verront confier un blob et une espèce cousine. Ils devront les nourrir, les exposer à la chaleur et documenter leur croissance. Différentes températures et durées d'exposition seront testées pour simuler des vagues de chaleur.

Un appel "d'une ampleur inédite"

L'appel du CNRS, "d'une ampleur inédite", intervient après le lancement, le 12 octobre, d'un expérience éducative dans plus de 4 500 établissements scolaires, sous la houlette du Centre national d'études spatiales (CNES). "Elève ton blob" vise à comparer le comportement de l'organisme sur Terre et en apesanteur, à bord de la Station spatiale internationale.

De son nom scientifique "physarum polycephalum", le blob est apparu sur Terre bien avant les dinosaures. Il n'est formé que d'une seule cellule et de plusieurs noyaux pouvant se multiplier à volonté. Sa capacité à se mettre en dormance le rend quasiment immortel. Bien que dépourvu de pattes, de bouche, d'estomac, il se déplace et mange. Et malgré son absence de cerveau, il sait résoudre des problèmes complexes et transmettre des informations.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Biodiversité

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.