A Londres, des pigeons mobilisés pour surveiller la qualité de l'air

Dans le cadre d'une expérience menée cette semaine à Londres, des pigeons équipés de capteurs mesurent les niveaux d'ozone et de dioxyde d'azote. Grâce à Twitter, n'importe qui peut être informé du niveau de pollution dans son quartier.

(Après les pigeons, la start-up à l'origine du projet espère bientôt équiper des Londoniens avec ces capteurs © MaxPPP)
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Dans les grandes villes comme Londres, des stations fixes mesurent la pollution de l’air. Ce système est fiable mais certaines zones sont ignorées. Un Français, Pierre Duquesnoy, a donc eu l’idée d’équiper des pigeons de capteurs mobiles.

Une idée française

La start-up française Plumelab travaille sur la mise au point de ces capteurs miniatures. C’est ainsi qu’est né le projet PigeonAir, qui vise à éveiller les consciences sur la pollution de l’air, enjeu majeur de santé publique.

Une dizaine de pigeons voyageurs sillonnent donc Londres cette semaine. Ils sont équipés de GPS et de capteurs mesurant les niveaux d’ozone et de dioxyde d’azote. Pour savoir si la qualité de l'air est bonne ou mauvaise, il suffit de contacter PigeonAir sur Twitter, en donnant le nom d'un quartier de Londres.

Les pigeons, testeurs avant d'équiper l'homme

Les pigeons ne sont qu’une source parmi d’autres, mais grâce à eux, les mesures sont plus fiables. Avec Imperial college, Plumelab espère bientôt équiper des Londoniens avec ces capteurs pour surveiller en permanence la qualité de l’air et cartographier précisément la pollution de la ville.

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