Cet article date de plus de neuf ans.

En Egypte, le bras-de-fer entre le gouvernement et les Frères musulmans continue

Le pays est encore sous tention et les manifestants continuent à tenir des sit-in pour réclamer le retour du président Morsi, destitué le 3 juillet dernier. Le gouvernement souhaite qu'ils cessent ces manifestations qu'il juge comme "une menace pour la sécurité nationale".
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Abd El Ghany Reuters)

Alors que le ministère égyptien de l'Intérieur appelle les
pro-Morsi à cesser leurs sit-in, les partisans du président déchu rassemblés au
Caire refusent de se disperser. Ce dialogue de sourds entre gouvernement et Frères musulmans a lieu la veille d'une nouvelle manifestation à l'appel de la
Coalition islamiste.

Les "mesures nécessaires"

Dès mercredi soir, le gouvernement avait demandé au ministre de
prendre "les mesures nécessaires "
afin de mettre un terme aux sit-in
pro-Morsi, des rassemblements qualifiés de "menace pour la sécurité
nationale
". Dans un communiqué, le ministère "appelle les personnes sur
les places Rabaa al-Adawiya au nord-est du Caire et Al-Nahda près de
l'université du Caire à laisser la raison et l'intérêt national l'emporter et à
partir rapidement
".

82 personnes tuées

Par ailleurs, il "promet une sortie sécurisée et une
protection totale à quiconque répondra à cet appel
". Samedi dernier, 82 personnes sont mortes dans des affrontements entre
islamistes et forces de l'ordre au Caire.
Depuis le 3 juillet, date de la
destitution de Mohamed Morsi,  les heurts
en marge de manifestations pro et anti-Morsi et les attaques dans le Sinaï dans
l'est ont fait plus de 300 morts à travers le pays. Les pro-Morsi
ont d'ores et déjà appelé à une nouvelle mobilisation massive vendredi sous le
slogan "l'Égypte contre le coup d'État ".

 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.