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Egypte : l'inquiétude des Coptes de France

L'Égypte s'apprête une nouvelle fois ce vendredi à vivre une journée agitée, après de nouvelles violences jeudi. Mais les violences en Égypte ne se concentrent pas au Caire. Dans d'autres provinces, les chrétiens coptes sont la cible de "représailles". Des événements qui suscitent l'inquiétude de la communauté en France. Jeudi, la messe de l'Assomption à Notre-Dame d'Égypte, à Paris, a donc été célébrée dans un contexte particulier.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Richard Place Radio France)

Ils ne sont
pas bien nombreux, une douzaine. Ils prient avec ferveur dans cette petite
chapelle. Ils sont chrétiens et inquiets. D'ailleurs, durant cette messe, le
diacre avoue qu'il avait en tête les églises brûlées ces derniers jours en
Egypte : "Nous avons imploré Marie, notre Maman du ciel, de protéger tous les
chrétiens. Comme disait le président Nasser : la religion est pour Dieu, la
patrie est pour tous. Nous voulons vivre dans un pays laïc et démocratique
".

A
l'évocation des Frères Musulmans, la compassion disparaît. Le diacre parle de
persécution contre les chrétiens et s'en tient là. Pas un mot pour les
manifestants tués cette semaine. Ce paroissien est sur la même ligne. Il le
clame :

"Par la
force s'il le faut, l'armée doit contrôler le pays. Si on veut la stabilité et la prospérité
en Egypte, il faut laisser faire les militaires maintenant"

Et il
s'étrangle littéralement quand il évoque la position française qu'il juge bien
trop clémente à l'égard des Frères musulmans. Il s'appuie notamment sur le
témoignage de Georges, l'enfant de choeur : "Je suis arrivé d'Egypte, il y a un
peu plus d'un an. On ne peut pas vivre en Egypte. On est persécutés. Ils brûlent
les églises, on n'est pas en sécurité là-bas
".

Une jeune
femme discrète et menue écoute sans rien dire. Elle est Égyptienne. Elle passe trois semaines à Paris chez sa cousine qu'elle voit pour
la première fois, et appelle tous les jours sa famille. Elle sait bien sûr que
des églises ont été brûlées mais elle ne veut pas généraliser : "Ce qui se
passe actuellement
n'est pas lié aux Coptes. C'est du terrorisme tout
simplement. Je ne pense pas que ce sont de vrais musulmans qui nous attaquent.
Ceux que je connais sont aimables et pacifiques. J'ai beaucoup d'amis
musulmans
".

Elle
rentrera dans quelques jours en Egypte, persuadée qu'une solution démocratique
sera bientôt trouvée.

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