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Désacord israélo-américain

Les chefs de la diplomatie israélienne et américaine ont fait état de désaccords sur le gel des colonies en Cisjordanie
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Les chefs de la diplomatie israélienne et américaine, Avigdor Lieberman et Hillary Clinton le 17 juin 2009 (© AFP/KAREN BLEIER)
Les chefs de la diplomatie israélienne et américaine ont fait état de désaccords sur le gel des colonies en CisjordanieLes chefs de la diplomatie israélienne et américaine ont fait état de désaccords sur le gel des colonies en Cisjordanie

Hillary Clinton a réitéré son hostilité à toute nouvelle implantation juive en Cisjordanie, mais Avigdor Lieberman a indiqué que son pays ne pouvait pas accepter de geler "complètement" la colonisation.

La secrétaire d'Etat américaine a souligné toutefois que les discussions ne faisaient que commencer sur les points litigieux.

L'émissaire des Etats-Unis au Proche-Orient, George Mitchell, aura de nouvelles discussions sur des "sujets de préoccupation critiques" lors de ses consultations à venir, a-t-elle fait savoir.

"Il y a un certain nombre de sujets de préoccupation critiques, dont beaucoup se chevauchent quant à leur impact et leur importance, qui seront examinés dans les semaines à venir, le sénateur Mitchell entrant plus amplement dans le détail des discussions pour voir où les Israéliens et les Palestiniens sont disposés à aller ensemble", a-t-elle expliqué.

Mitchell se rendra à Paris le 25 juin pour y rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a déclaré le porte-parole du département d'Etat, P.J. Crowley.

L'émissaire américain optimiste
L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, espère une "reprise rapide" du processus de paix

L'ancien sénateur américain, artisan des accords de paix en Irlande du Nord, a indiqué mardi à propos des négociations israélo-palestiniennes avoir "l'intention d'achever ces discussions très prochainement".

"A mon avis c'est une question de semaines, pas de mois", a précisé M. Mitchell, sans toutefois donner de calendrier précis.

"Pour aider à y parvenir, nous demandons à toutes les parties de prendre des mesures significatives", a noté M. Mitchell, citant le gel de la colonisation pour les Israéliens, le renforcement des capacités de sécurité pour l'Autorité palestinienne et des mesures de normalisation avec Israël pour les pays arabes.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes, relancées pendant la dernière année de la présidence de George W. Bush, se sont interrompues lorsque Israël a lancé fin décembre une guerre meurtrière contre le mouvement radical Hamas dans la bande de Gaza.

Elle n'ont pas repris depuis la formation d'un gouvernement conservateur en Israël dirigé par le "faucon" Benjamin Netanyahu, qui a accepté dimanche pour la première fois le principe d'un Etat palestinien.

George Mitchell a néanmoins estimé que la paix était "possible", notant que l'attitude à l'égard des Etats-Unis dans la région était "totalement différente" depuis l'arrivée au pouvoir de M. Obama.

Interrogé sur les conditions posées par M. Netanyahu à l'établissement d'un Etat palestinien, notamment la reconnaissance par les Palestiniens d'Israël comme "Etat juif", M. Mitchell a estimé qu'il s'agissait d'un objectif final et "non d'une condition préalable".

Quant à la démilitarisation d'un futur Etat palestinien, également demandée par le Premier ministre israélien, il a estimé que cet objectif n'était "pas irréconciliable" avec un Etat palestinien viable.

Mais il a réaffirmé la position américaine sur le gel des colonies juives dans les territoires palestiniens, qualifiant de "hautement inexactes" des informations de la presse israélienne faisant état d'un accord de l'administration américaine sur une croissance naturelle des colonies dans leurs limites géographiques actuelles.

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