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De nouvelles violences ont éclaté dimanche dans le centre du Nigeria, où cohabitent difficilement chrétiens et musulmans

Le bilan des affrontements depuis vendredi est d'au moins 39 morts. Dimanche, "il y a eu quelques échauffourées entre deux groupes mais la situation est maintenant sous contrôle", a déclaré le commissaire de l'Etat du Plateau (centre) dont Jos est la capitale.Le pape Benoît XVI a déploré les "violences absurdes" qui ont débuté la veille de Noël.
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Une voiture incendiée suite à un attentat ayant visé une église baptiste dans le nord du Nigeria, le 25 décembre 2010 (AFP / Aminu Abubakar)

Le bilan des affrontements depuis vendredi est d'au moins 39 morts. Dimanche, "il y a eu quelques échauffourées entre deux groupes mais la situation est maintenant sous contrôle", a déclaré le commissaire de l'Etat du Plateau (centre) dont Jos est la capitale.

Le pape Benoît XVI a déploré les "violences absurdes" qui ont débuté la veille de Noël.

"J'ai appris avec une grande tristesse l'attentat dans une église catholique des Philippines, pendant la célébration de Noël, tout comme les attaques contre des églises chrétiennes au Nigeria ", a déclaré le Saint-Père au Vatican, après la prière de l'angélus.

Dimanche, l'armée avait été déployée en force pour patrouiller dans les rues de Jos afin d'empêcher une nouvelle flambée de violences dans une région où l'approche des élections présidentielles, prévues en avril, a fait monter la tension.

A Jos, des soldats arrêtaient et fouillaient des voitures dimanche. Et des forces de l'ordre venant d'autres Etats devaient être déployés selon la police.

32 personnes avaient été tuées et 74 blessées vendredi, dont beaucoup faisaient leurs courses à la veille de Noël, dans des explosions à Jos, à la limite entre le nord majoritairement musulman et le sud principalement chrétien de ce pays en proie à des violences intercommunautaires.

La police n'avait pas encore déterminé qui était derrière les attentats, avait-il dit.

Outre les attentats commis à Jos, des membres présumés de la secte islamiste Boko Haram ont attaqué, également vendredi, trois églises dans la ville de Maiduguri, dans le Nord, incendiant l'une d'elles et faisant six morts, selon l'armée.

L'ambassade américaine a condamné les violences, appelant le gouvernement à traduire en justice ses auteurs et recommandant à ses citoyens vivant dans les régions touchées de rester vigilants.

Lutte politique sous-jacente
Ces violences surviennent à un moment difficile pour le président Goodluck Jonathan, qui fait campagne pour décrocher l'investiture du Parti démocratique du peuple (PDP, au pouvoir) en vue du scrutin présidentiel. Le chef de l'Etat sortant, originaire du Sud, a hérité du pouvoir après le décès par maladie cette année du président Umaru Yar'Adua, un nordiste. Certaines factions du Nord au sein du PDP sont hostiles à Goodluck Jonathan.

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