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Damas, deux ans après le début de la révolte

REPORTAGE | La répression du régime syrien contre son peuple a commencé il y a deux ans. L'ONU estime que les combats ont fait 70.000 morts parmi les civils. Toutes les villes sont touchées, y compris la capitale. L'envoyée spéciale de France Info a pu se rendre à Damas.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
  (Goran Tomasevic Reuters)

Deux ans de combats, d'explosions
et de violence. La révolte contre le régime syrien de Bachar al-Assad a
commencé le 15 mars 2011. A Damas, comme dans d'autres villes du pays, les
habitants ont dû s'habituer au danger permanent. Selon l'ONU, le conflit
a fait 70.000 morts.

"Les coupures de
courant sont fréquentes, tout comme les queues devant les stations services" (envoyée spéciale de France Info)

Valérie Crova, l'envoyée spéciale de France Info a pu se rendre à Damas. Elle a
pu voir à quel point les habitants étaient "résignés ". Elle raconte : "Les
Damascènes se sont habitués à vivre avec le bruit sourd des explosions qui
rythme leurs journées
". L'armée syrienne tire des obus depuis le mont Kassioun
sur les quartiers tenus par les rebelles, explique-t-elle.

Damas n'est pas épargnée par
les attentats. Fin février, une explosion dans le centre a fait plus de 50 morts.
Aujourd'hui, "des blocs
de béton et des sacs de sable entourent les bâtiments gouvernementaux
".

"Dès la nuit tombée, la capitale
syrienne se vide de ses habitants"(envoyée spéciale de France Info)

Les sanctions économiques de la communauté internationale envers le régime de Bachar al-Assad entraînent des pénuries de gaz et de mazout. "Les
coupures de courant sont fréquentes, tout comme les queues devant les stations
services
".

Dès que le soleil se couche,
Damas n'a plus de vie. Tous les habitants rentrent "se calfeutrer "
chez eux. Ils attendent désormais qu'un dialogue s'installe entre le régime et
les rebelles. Un dialogue qui ramènerait la paix dans le pays.

Où en est le conflit ?

Ce mardi, les deux camps
affirment avoir fait un grand pas vers la victoire, chacun de son côté. La pression augmente à l'approche du
deuxième anniversaire du soulèvement, le 15 mars.

Le président Assad déclare
que la Syrie était "sortie victorieuse de la bataille ", et que l'opposition
syrienne "jouait ses dernières cartes ".

L'envoyée spéciale de France Info , Valérie Crova, explique que "l'armée
syrienne s'apprête à lancer une grande opération dans les prochaines semaines.
Le régime a mis sur pieds la Force de défense nationale, une force
paramilitaire composée de 60.000 combattants
"

Bachar al-Assad a accordé une
rare interview la semaine dernière au Sunday Times . Le leader laisse entendre
qu'il ne quittera pas le pouvoir, et qu'il se représentera probablement aux élections de
2014

Six provinces sur 14 aux mains des rebelles

De leur côté, les rebelles se
sont emparés de Raqa, mardi. C'est la première capitale provinciale qui tombe entre
leurs mains. Ils auraient capturé le gouverneur de cette province, selon une
ONG.

Les rebelles contrôlent six
provinces dans le Nord (sur les 14 que compte le pays), et notamment la ville d'Alep.
Ils tiennent également une banlieue de Damas. A Homs, l'armée syrienne a lancé
une offensive lundi. Les rebelles se sont repliés dans le centre-ville.

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