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Quand Fidel Castro voulait offrir une île à Guy Roux

Lors de vacances à Cuba en 1993, Guy Roux s'est vu offrir une île par Fidel Castro s'il parvenait à installer le football et à détrôner le baseball, sport préféré des jeunes Cubains.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
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Fidel Castro en 1993. (POOL / AFP)

"La police a frappé à ma porte à 5 heures du matin et m’a dit : ‘le chef d’État veut vous voir. On vous emmène !'", raconte Guy Roux à France Bleu Auxerre. La scène se passe à Cuba, où l’ex-entraîneur de football avait décidé de prendre des vacances en 1993. Mais c’était sans compter sur Fidel Castro, qui décide de le convoquer.

Le Lider Maximo, en grand amateur de football, veut instaurer la pratique de ce sport à Cuba. Il pense confier une équipe à l’entraîneur auxerrois. C’est pourquoi Fidel Castro fait réveiller Guy Roux en pleine nuit. Il va jusqu’à lui promettre une île s’il parvenait à détrôner le baseball, un "sport de yankee" selon El Comandante, comme sport préféré des jeunes Cubains.

J’étais reçu dans la résidence des chefs d’États étrangers

Guy Roux

ex-entraîneur d'Auxerre

Quelques heures plus tard, Guy Roux se retrouve donc assis à la table de Fidel Castro. "Fidel Castro était là, avec son frère Raul. Il y avait aussi le ministre des sports, le ministre de l’Industrie, et [l’industriel français originaire de l’Yonne] Gérard Bourgoin, qui avait sans doute dit que j’étais là !", se souvient-il.

La conversation, traduite par un interprète, tourne autour de l’amour des deux hommes pour le ballon rond : "Fidel Castro m’a expliqué qu’avec les révolutionnaires, ils avaient un ballon en cuir avec lacets. Il s’est plaint que cela faisait mal pour faire des têtes. Cela prouve qu’il a bien joué au football !" 

Le leader de la révolution cubaine ne passe pas par quatre chemins. Très vite, il explique à Guy Roux qu’il souhaite l’embaucher. Mais l’entraîneur auxerrois refuse. Aujourd’hui encore, Guy Roux ne regrette pas sa décision. "Surtout avec le doublé en Coupe de France de 1996 (de l’AJ Auxerre)", explique-t-il avant de conclure : "Et puis Cuba, c’était un peu spécial, ce n’est pas la société que je voulais choisir".

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