Cuba réclame le retour de Guantanamo, Washington refuse

"Pour le moment, il n'y a pas d'intention de notre part d'altérer le traité de location" de Guantanamo Bay, a déclaré lundi le chef de la diplomatie américaine, John Kerry.

Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry (D), et le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, lors d\'une conférence de presse commune à Washington (Etats-Unis), le 20 juillet 2015.
Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry (D), et le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, lors d'une conférence de presse commune à Washington (Etats-Unis), le 20 juillet 2015. (MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Alors que les Etats-Unis et Cuba ont rouvert leurs ambassades, lundi 20 juillet, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, prévient que la normalisation totale des relations entre les deux pays sera "longue et complexe". Un avertissement aussitôt illustré par une première discorde autour du cas de la base américaine de Guantanamo, qui abrite la prison militaire du même nom.

Un "territoire occupé illégalement"

Lors d'une conférence de presse commune, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a notamment demandé la restitution des terrains de la base. Il a évoqué le "territoire occupé illégalement de Guantanamo, ainsi que le respect de la souveraineté de Cuba", estimant qu'il s'agissait de points "cruciaux pour avancer vers une normalisation" des relations entre les deux pays.

Une requête rejetée par John Kerry. "Pour le moment, il n'y a pas d'intention de notre part d'altérer le traité de location" de Guantanamo Bay, a-t-il indiqué, avant d'ajouter : "Mais nous comprenons que ce soit un point important pour Cuba."