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Crise diplomatique : l'Egypte expulse l'ambassadeur turc

La crise entre l'Egypte et la Turquie, née avec la destitution de l'islamiste Mohamed Morsi en juillet, s'est aggravée samedi, avec l'expulsion de l'ambassadeur turc du Caire. En réaction, le premier ministre turc a déclaré samedi que son gouvernement ne respecterait "jamais" des dirigeants installés par les militaires.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Kayhan Ozer/ SIPA Autre)

Une mesure diplomatique draconienne.
Le Caire a expulsé l'ambassadeur turc, Huseyin Avni Botsali, en accusant Ankara de soutenir des
mouvements non identifiés qui menacent la sécurité nationale, ce qui désignerait
les Frères musulmans. En réaction, l'ambassadeur d'Egypte à Ankara a été
déclaré persona non grata en Turquie.

La Turquie s'est montrée
très critique après le renversement, le 3 juillet, du président Mohamed Morsi,
issu des Frères musulmans.

Le Premier ministre turc
Recep Tayip Erdogan, proche de la confrérie des Frères musulmans de M. Morsi,
avait qualifié sa destitution par l'armée de "coup d'Etat ", une
appellation que le reste des capitales n'a pas voulu adopter. Recep Tayip Erdogan a déclaré, samedi, qu'il refusait de respecter les
dirigeants mis en place par les militaires égyptiens :"je ne respecterai
jamais ceux qui sont arrivés au pouvoir par un coup 
d'Etat ", a-t-il affirmé. 

Il a affirmé jeudi n'avoir "aucun respect
pour ceux qui ont amené M. Morsi devant la justice
", faisant référence au
procès ouvert le 4 novembre du seul président jamais élu démocratiquement
d'Egypte pour "incitation au meurtre" de manifestants lors de heurts
devant son palais fin 2012.

A LIRE AUSSI > Egypte : le procès de l'ex-président Morsi ajourné au 8 janvier

Une "ingérence inacceptable"

La diplomatie égyptienne
a qualifié ces propos "d'ingérence inacceptable dans les affaires
internes 
de l'Egypte " et de "provocation ". 

Le ministère égyptien
des Affaires Etrangères a accusé la
Turquie de chercher à "influencer l'opinion publique contre les intérêts
égyptiens
" et de "soutenir des réunions d'organisations qui
cherchent à semer le trouble dans le pays
", en faisant référence aux
Frères musulmans.

Le président turc Abdullah
Gül a semblé samedi vouloir apaiser les esprits, estimant que la situation était
"temporaire et conjoncturelle " et disant espérer que "les relations
reprendront leur cours
". "J'espère que nos relations reviendront à la
normale
", a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée.

 

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