La Corée du Nord tire quatre missiles balistiques en direction de la mer du Japon

La Corée du Nord a tiré lundi quatre missiles à partir de sa base de Tongchang-ri, près de la frontière avec la Chine. Trois d'entre eux sont tombés à environ 300 kilomètres des côtes japonaises, provoquant l'ire de Tokyo.

Ces quatre nouveaux missiles ont parcouru 1 000 km, traversant tout le territoire nord-coréen avant de s’abimer à 300 km seulement des côtes japonaises
Ces quatre nouveaux missiles ont parcouru 1 000 km, traversant tout le territoire nord-coréen avant de s’abimer à 300 km seulement des côtes japonaises (STR / YONHAP)

La Corée du Nord a procédé à quatre tirs de missiles balistiques dans la matinée du lundi 6 mars en direction de la mer du Japon. Des tirs interdits par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Trois projectiles sont retombés dans les eaux de la zone économique exclusive japonaise. La provocation a provoqué de fortes réactions de protestation à Séoul et à Tokyo, mais la Corée du Nord semble plus que jamais déterminée à acquérir une force de dissuasion nucléaire.

Une réponse aux exercices militaires de la Corée du Sud et des Américains ?

Cette nouvelle salve de missiles peut être vue comme une réaction aux exercices militaires massifs organisés depuis une semaine par la Corée du Sud et les États-Unis. Des exercices réguliers qui provoquent à chaque fois la fureur de Pyongyang.

Mais le véritable objectif du régime, à long terme, est d’acquérir au plus vite l’arme nucléaire et les fusées qui l’accompagnent. Le Nord multiplie ainsi les tirs depuis l’année dernière. Ces quatre nouveaux missiles ont parcouru 1 000 kilomètres, traversant tout le territoire nord-coréen avant de s’abimer à 300 kilomètres seulement des côtes japonaises.

La Corée du Sud tance la Chine

Ils représentent "une claire violation des résolutions du Conseil de sécurité", a condamné le premier ministre japonais Shinzo Abe. Le président sud-coréen par intérim, Hwang Kyo-ahn, parle lui de "menace imminente" et promet de déployer au plus vite un bouclier anti-missile américain controversé, bouclier qui ulcère la Chine. Une façon aussi de rappeler à Pékin de mieux contrôler son allié nord-coréen.