La Corée du Nord écarte l'idée d'une reprise des négociations avec les Etats-Unis sur l'armement nucléaire

La Corée du Sud plaide pour l'organisation d'un nouveau sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump, alors que les pourparlers sont à l'arrêt depuis plus d'un an.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, et le leader nord-coréen, Kim Jong-un, se serrent la main lors d\'un sommet diplomatique à Hanoï (Vietnam), le 27 février 2019.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, et le leader nord-coréen, Kim Jong-un, se serrent la main lors d'un sommet diplomatique à Hanoï (Vietnam), le 27 février 2019. (SAUL LOEB / AFP)

Le rapprochement diplomatique entre Washington et Pyongyang peut-il reprendre ? Alors que la Corée du Sud a déclaré son intention de ramener les deux parties à la table des négociations sur le désarmement nucléaire, une diplomate de haut rang nord-coréenne a refroidi les espoirs de Séoul, dimanche 5 juillet, dans un communiqué publié par l'agence nord-coréenne KCNA.

Choe Son-hui, vice-ministre des Affaires étrangères de Corée du Nord, y explique que son pays "ne ressent pas le besoin de s'asseoir face aux Etats-Unis""Les Etats-Unis se trompent s'ils considèrent que des choses comme les négociations fonctionnent encore sur nous", ajoute-t-elle, accusant Washington de ne considérer le dialogue entre les deux pays "que comme un instrument dans sa crise politique" interne.

L'émissaire américain juge "improbable" un contact d'ici novembre

Les négociations sur la dénucléarisation nord-coréenne sont au point mort depuis le fiasco du deuxième sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump, en février 2019 à Hanoï (Vietnam). En juin, la Corée du Nord a multiplié les attaques verbales contre son voisin du sud, et fait exploser un bureau de liaison entre les deux pays, vu comme un symbole du dégel diplomatique.

Le 30 juin, le président sud-coréen Moon Jae-in, qui a joué un rôle crucial en faveur de la détente avec le Nord, a appelé à un nouveau sommet, affirmant que Séoul ferait "tout son possible" pour y parvenir.

Des médias sud-coréens affirment que l'émissaire américain pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, est attendu à Séoul la semaine prochaine pour en discuter, ce que les autorités sud-coréennes n'ont pas confirmé. En juin, Stephen Biegun avait jugé "improbable" un quelconque contact entre Donald Trump et Kim Jong-un avant la présidentielle américaine de novembre.