La Corée du Nord a tiré plusieurs projectiles, soupçonnés d'être des missiles de croisière

Ces projectiles sont plus difficiles à détecter que les missiles balistiques, en raison de l'altitude à laquelle ils sont propulsés. 

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un lors d\'une réunion du bureau politique du comité central du parti au pouvoir en Corée-du-Nord, le 11 avril 2020, sur une image partagée par l\'agence de propagande nord-coréenne.
Le leader nord-coréen Kim Jong-Un lors d'une réunion du bureau politique du comité central du parti au pouvoir en Corée-du-Nord, le 11 avril 2020, sur une image partagée par l'agence de propagande nord-coréenne. (STR / KCNA VIA KNS)

Alors que l'attention du monde entier se concentre sur la pandémie de coronavirus, la Corée du Nord continue son développement militaire. "La Corée du Nord a tiré plusieurs projectiles que nous suspectons d'être des missiles de croisière à courte portée", a annoncé l'état-major sud-coréen mardi 14 avril. Ils se sont abîmés dans la mer du Japon. Selon la Corée du Sud, ces tirs ont été effectués depuis la ville de Munchon, dans l'est du pays.

Ces essais interviennent à la veille du 108e anniversaire du fondateur du régime, Kim Il Sung, le grand-père de l'actuel dirigeant Kim Jong Un, ainsi que d'élections législatives en Corée du Sud.

Déjà trois tirs en mars

Ce n'est pas la première fois que la Corée du Nord procède à un essai de missiles de croisière. Ceux-ci ne violent pas les résolutions de l'ONU, qui concernent la technologie des missiles balistiques, soulignent les experts.

Les missiles balistiques sont propulsés très haut dans les airs et retombent à une vitesse très rapide vers leur cible en raison de la gravité. Les missiles de croisière, eux, demeurent à basse altitude, parfois à quelques mètres seulement de la surface, ce qui les rend plus difficiles à détecter. Ils nécessitent des systèmes de guidage très sophistiqués afin d'atteindre leur cible.

En mars, la Corée du Nord avait déjà réalisé trois séries de tirs, également en direction de la mer du Japon. Le régime nord-coréen de Kim Jong-un avait affirmé qu'il s'agissait d'essais d'engins d'"artillerie de longue portée", dont une nouvelle "arme tactique guidée". Selon Séoul, il s'agissait de missiles balistiques de courte portée.