Climat : ce qu'il faut absolument obtenir à Lima

Dernière ligne droite à Lima où se tient la 20e Conférence mondiale sur le climat de l'ONU. Il s'agit de jeter les bases du futur accord de Paris qui devra contenir le réchauffement climatique à 2°.

(La 20e Conférence sur le climat de l'ONU se tient jusqu'au 12 décembre à Lima © REUTERS | Mariana Bazo)

C'est mercredi que les ministres vont arriver à Lima avec l'espoir de conclure les négociations en fin de semaine. Pour réussir l’an prochain à Paris, il faut qu'ils s'entendent sur au moins deux points.

 

D’abord,  il faut 10 milliards de dollars pour le Fond verts, ce fond destiné à aider les pays victimes du changement climatique à faire face à la montée du niveau de la mer, aux  recrudescences de sécheresse par exemple.  Les pays développés ont déjà donné 9 milliards 950 millions. Cet objectif devrait donc être atteint à Lima puisqu’on attend les annonces de la Belgique, de l’Autriche ou encore de l’Australie. Mais pas question de régler ici le problème du financement à long terme de cette aide. Comment va-t-on trouver 100 milliards par an à partir de 2050 ? Ça les négociateurs se le gardent pour plus tard.

Ensuite la négociation de Lima doit faire monter dans le même bateau tous les pays, y compris les plus pauvres pour lutter contre le changement climatique. Quelles actions nationales comptent-ils mettre en place pour réduire leur pollution ou ne pas l’augmenter ? Un enjeu délicat pour les pays du sud sahélien qui se débattent déjà avec une extrême pauvreté, une instabilité politique et des conditions climatiques de plus en plus difficiles. Mais si tout le monde ne monte pas dans ce bateau à Lima, les négociateurs devront ramer pour arriver à bon port l’an prochain à Paris.