Cet article date de plus de douze ans.
L'ambitieuse conquête spatiale de la Chine
Publié le 27/06/2012 13:23
Mis à jour le 02/12/2013 09:37
Temps de lecture : 1min
La Chine a lancé le 2 décembre 2013 une fusée vers la Lune avec, à son bord, un véhicule d'exploration téléguidé, joliment appelé le Lapin de jade. Il devra effectuer des analyses scientifiques, notamment géologiques. «Mis à part l'envoi d'astronautes dans l'espace, il s'agit probablement de la mission spatiale la plus compliquée que la Chine ait jamais entreprise» , a souligné Morris Jones, un expert australien des questions spatiales.
Depuis quelques années, le programme spatial est devenu le symbole de la montée en puissance de la Chine, qui retrouve ainsi la fierté de son passé.
Pour comprendre l’énorme avancée du pays dans ce domaine, il suffit de se pencher sur le programme des différents vols Shenzhou, dont le premier date de 1999. Shenzhou (Vaisseau divin) est le nom donné au programme chinois de vols spatiaux habités.
Pour illustrer ce propos 12 photos de la dernière mission, datées d’avril à juin 2012, qui a abouti à l’amarrage en mode manuel de deux vaisseaux en orbite.
Lorsque les Soviétiques envoient en 1961 dans l'espace leur premier cosmonaute Youri Gagarine, la Chine, qui jusqu’à là ne s’intéressait qu’aux satellites, commence à étudier les vols habités. Des accords sont envisagés entre les deux pays mais les discussions n’aboutissent pas.
Pékin relègue alors au second plan les vols habités. (REUTERS/Jason Lee)
En 1973, la Chine avait l'intention de mettre sur orbite son premier astronaute, mais d'autres priorités économiques poussèrent Mao Zedong à stopper les projets de vols habités.
Sa mort en 1976 va relancer l’intérêt pour le domaine spatial. Pékin conclut alors des accords de coopération avec des partenaires étrangers. (AFP CHINA XTRA)
Dans les années 80, les vols habités prennent à nouveau une part importante dans le programme spatial même si le développement des satellites reste toujours une priorité.
En 1986, la catastrophe de Challenger, qui a provoqué la mort de sept astronautes, a mis fin au partenariat envisagé avec les Etats-Unis. (AFP/Imaginechina/Xu Haihan)
L’effondrement de l’URSS en 1991 permet aux Chinois d’acquérir des technologies à moindre coût en achetant celle du célèbre vaisseau Soyouz. Pékin envoie ses taïkonautes (cosmonautes chinois) s'entraîner à la Cité des étoiles de Moscou.
Les vols habités redeviennent alors pour la Chine une préoccupation majeure. ( AFP/Imaginechina/Xu Haihan)
Dans les années 90, la Chine accumule de nombreux succès militaires et civils dans le domaine spatial – étude des océans, télécommunications, météo, lancement de sonde lunaires. Parallèlement, elle entame une démilitarisation du programme spatial et crée une société indépendante de l’Armée, la Compagnie de la Grande Muraille. (AFP/Imaginechina/Xu Haihan)
Le 19 novembre 1999, le premier vol du vaisseau spatial Shenzhou 1 est lancé dans l'espace sans équipage. En 2001, Shenzhou II ne transporte que des petits animaux. En 2002, Shenzhou III et IV ne servent qu’à tester les équipements et à faire quelques expériences. (AFP/Imaginechina/Xu Haihan)
A 17h le 15 octobre 2003, une fusée Longue Marche lance Shenzou 5 du Centre spatial de Jiuquan. Shenzou 5 est le premier vol habité par un humain. Yang Liwei est, lui, le premier taïkonaute à aller dans l'espace. (AFP/ Imaginechina/JS ic wh)
Grâce à ce vol, la Chine devient la troisième nation spatiale après les Etats-Unis et la Russie. Même si les lancements de satellites sont beaucoup plus importants d'un point de vue stratégique et industriel, les vols habités ont une portée symbolique très forte, procurant prestige et fierté au pays. (AFP CHINA XTRA)
En 2005 a lieu un autre vol habité, cette fois, par deux taïkonautes. Et en 2008, une première sortie dans l’espace est effectuée par Zhai Zhigang, lors de la mission de Shenzou 7. (AFP/Imaginechina/JS ic wh)
En octobre 2011, la Chine réussit son premier «baiser spatial», un arrimage en orbite du vaisseau inhabité Shenzhou VIII et de Tiangong-1 (Palais céleste en chinois), module expérimental et premier exemplaire d'une mini-station spatiale. (REUTERS/Jason Lee)
Shenzou 9, vol habité, réalise un progrès technologique supplémentaire: l’amarrage est piloté manuellement par des taïkonautes. L’autre symbole très fort de ce vol est la présence à bord de la première Chinoise dans l'espace, Liu Yang. (AFP/Imaginechina/Qi qi lz)
Fin 2011, la Chine publie le Livre blanc de son programme spatial pour les cinq années à venir.
Principaux objectifs: marcher sur la Lune ; utiliser des carburant propres pour l'envoi des fusées Longue marche ; construire en 2020 une station spatiale permanente habitée, sur le modèle de l'ancienne station russe Mir ou de la Station spatiale internationale (ISS). (AFP/Imaginechina/An xin)
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