Hong Kong : la loi sur la sécurité est un "risque grave" pour les libertés, alerte l'ONU

Pour les experts des Nations unies, la loi controversée sur la sécurité adoptée par la Chine dans l'ancienne colonie britannique menace particulièrement "la liberté de pensée, d'expression et de rassemblement".

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Une manifestation de soutien avec Hong Kong, le 1er septembre 2020, devant le ministère des Affaires étrangères à Berlin. (TOBIAS SCHWARZ / AFP)

Une protestation des experts internationaux. Des rapporteurs spéciaux de l'ONU ont averti la Chine, vendredi 4 septembre, que sa loi controversée sur la sécurité à Hong Kong constituait un risque pour les libertés dans l'ancienne colonie britannique. Le texte est entré en vigueur fin juin dans le territoire autonome.

"Les mesures adoptées (...) présentent un risque grave que ces libertés fondamentales (...) soient violées", affirment les rapporteurs dans une lettre datée du 1er septembre. Le texte menace particulièrement "la liberté de pensée, d'expression et de rassemblement". Il semble particulièrement "criminaliser la liberté d'exprimer toute critique de la Chine".

Hong Kong est censé jouir d'une large autonomie par rapport au reste du pays dirigé par le Parti communiste chinois, en vertu du principe "Un pays, deux systèmes" : ses habitants ont bénéficié depuis 1997 de la liberté d'expression, de la liberté de la presse et d'une justice indépendante.

Vers un recul des libertés ?

La loi a été adoptée par la Chine en court-circuitant le Parlement hongkongais et avant que la population ne puisse prendre connaissance du texte final. Il sanctionne "la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères".  L'opposition prodémocratie redoute d'assister à un grave recul des libertés en vigueur dans ce territoire de 7,5 millions d'habitants, rendu à la Chine en 1997.

De nombreux pays occidentaux, Etats-Unis en tête, ont condamné la loi. En représailles, Washington a révoqué le statut commercial préférentiel accordé à l'ex-colonie britannique, restreint l'octroi de visas pour les responsables chinois accusés de "remettre en cause" l'autonomie de ce territoire semi-autonome et arrêté la vente d'équipements de défense sensibles à Hong Kong. Pékin a dénoncé de son côté une "ingérence" dans ses affaires intérieures.

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