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A Hong Kong, des dockers au bord de la crise de nerfs

Depuis le 28 mars 2013, la grève des dockers de Hong Kong s’est intensifiée à l’appel du syndicat Union Hong Kong Dockers. Ils réclament de meilleures conditions de travail et des augmentations de salaires de 23%. Leurs employeurs repartis dans un groupe au multi ramifications, n’en proposent que 7%.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
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Les dockers brandissent des pancartes à l’effigie de Li Ka-shing, homme d’affaire milliardaire et président du groupe Watson,  numéro un mondial de la gestion de ports dans le monde.  (AFP PHOTO / Philippe Lopez)
Trois tentatives de pourparlers infructueux ont eu lieu entre les dockers et le Hong Kong International Terminals (HKIT), filiale de la Hutchison Port Holding qui administre le port. Celle-ci est l’une des branches de la Hutchison Whampoa Limited présidée par Li Ka-shing, un milliardaire chinois. Ce groupe est l’un des plus importants cotés à la Bourse de Hong Kong. Il est implanté dans 56 pays et emploie plus de 220.000 personnes dans 40 pays.
 
Li Ka-shing, également à la tête du puissant groupe Watson, est l’homme le plus riche d'Asie. Sa fortune est estimée à 25,5 milliards de dollars.
 
Li Ka-shing contrôle 70% du trafic maritime de la ville. Le site est le principal lieu de transit des importations et des exportations avec la Chine. Si la grève ne touche pas toutes les entreprises sous-traitantes du port, elle a fortement perturbé son activité.
 
Depuis plusieurs années, Li Ka-shing externalise nombre des filiales de son empire. Dans ce contexte, les dockers sont salariés de ses sous-traitants, ce qui ne va pas sans poser de problèmes.
 
Désormais, leurs manifestations quittent les quais et encerclent les bureaux de Li Ka-shing et le ministère du Travail.
 
Alors qu’ils gagnent 1700 euros par mois, les dockers comparent leur situation à celle de leurs homologues australiens, qui touchent 5000 euros par mois en travaillant comme eux pour Hutchison Whampoa (3e opérateur des ports de Brisbane et Sydney).

Les dockers australiens et beaucoup d’autres dans le monde ont déclaré soutenir leurs collègues hong-kongais, preuve que le conflit prend une tournure internationale. L’Union des camionneurs de Hong Kong a, elle aussi, rallié le mouvement. Tandis que la population commence à soutenir les grévistes.
 
L’impact d’une telle grève est si importante que des négociations entre les deux parties ont été engagées sous la houlette du gouvernement.   

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