Cet article date de plus de neuf ans.

Chine: 5 arrestations après "l'attaque terroriste" de Tiananmen

Deux jours après la mort de cinq personnes sur la place Tiananmen, victimes d'une voiture qui a foncé sur la foule, le bureau de la sécurité publique parle désormais d'une "violente attaque terroriste, soigneusement planifiée, organisée et préméditée." Cinq suspects ont été interpellés.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Kim Kyung Hoon Reuters)

Lundi en tout debut d'après-midi, un 4x4 immatriculé dans la région
du Xinjiang, a percuté des touristeset des policiers, avant d'exploser devant l'entrée de la Cité interdite, sous le grand portrait de Mao Tsé-toung. Le conducteur et les deux occupants du véhicule sont morts, "décédés sur place" , ainsi qu'une touriste philippine et un touriste de la province méridionale chinoise du Guangdong. Selon le dernier bilan, quarante personnes ont été blessées.

Selon la police, le conducteur de ce véhicule qui s'appelait Osmane Hassan, selon la transcription de son nom en chinois, était accompagné de sa mère et de son épouse. Ce sont eux qui auraient mis le feu à des bidons d'essence qu'ils transportaient, provoquant l'explosion et l'incendie de la voiture.

Les enquêteurs ont retrouvé dans la carcasse du véhicule des jerricans d'essence, deux couteaux, une barre en métal et des banderoles avec des inscriptions religieuses fondamentalistes.

 "Les arrestations ont été effectuées dix heures après les faits, qui sont désormais qualifiés d'attaque terroriste ", a annoncé la télévision d'Etat CCTV dans un communiqué. Puis les cinq interpellations de suspects ont été confirmées par une dépêche de l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

 Aux domiciles "provisoires" des cinq suspects arrêtés, dont on ne sait rien, des banderoles appelant au jihad et des sabres ont été retrouvés, selon la police, qui ne fournit pas d'autre précision.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.