Brésil : Marielle Franco, le visage du renouveau politique assassinée

L'assassinat d'une figure de la lutte pour l'égalité des droits, au Brésil, suscite une vive émotion nationale. Élue de la ville de Rio, Marielle Franco était la voix des favelas et dénonçait les violences exercées par les milices paramilitaires.

C'était un visage qui incarnait, aux yeux des Brésiliens, le renouveau politique. Samedi 17 mars, ce sont près de 50 000 personnes qui ont marché dans les rues de Rio de Janeiro pour honorer la mémoire de Marielle Franco, conseillère municipale. Mais aussi pour protester contre son assassinat. "C'est le gouvernement et la police qui ne représentent pas les intérêts du peuple", explique ce manifestant. Avant de poursuivre : "Ils ne défendent que les intérêts des riches. C'est pour ça qu'ils ont réduit Marielle au silence."

Une voix étouffée par des balles policières ?

Militante pour les droits de l'homme et activiste engagée contre les violences policières dans les favelas, Marielle Franco venait d'être nommée rapporteur d'une commission sur les abus militaires dans les quartiers pauvres. Les premiers éléments de l'enquête montrent qu'elle a été exécutée à bout portant. Plus troublant encore, les munitions retrouvées sur la scène de crime proviendraient d'un stock de la police.

Le JT
Les autres sujets du JT