Le pape François appelle à ne pas "juger" ou "marginaliser" les gays

S'exprimant devant des journalistes dans l'avion le ramenant du Brésil, il a répondu aux questions sur l'homosexualité, sujet sensible pour l'Eglise catholique.

Le pape François célèbre une messe, lors des Journées mondiales de la jeunesse, le 28 juillet 2013, sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro (Brésil).
Le pape François célèbre une messe, lors des Journées mondiales de la jeunesse, le 28 juillet 2013, sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro (Brésil). (STEFANO RELLANDINI / REUTERS)

"Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?" Le pape François a tenu, lundi 29 juillet, des propos appelant ses fidèles à la tolérance vis-à-vis de l'homosexualité. Le souverain pontife s'exprimait lors d'une conférence de presse informelle dans l'avion le ramenant de Rio de Janeiro, au Brésil, où il assistait aux Journées mondiales de la jeunesse.

D'abord interrogé sur les rumeurs de "lobby gay" au Vatican, qui ont marqué la fin du pontificat de son prédécesseur, le pape a expliqué condamner tout "lobbying", mais n'avoir "rien trouvé" à ce sujet au sein des hautes instances du Saint-Siège. "Je constate que, souvent, dans l'Église, on va chercher les péchés de jeunesse et on les publie. Je ne parle pas des délits… C'est autre chose. Par exemple, l'abus sur des mineurs est un délit. Mais si un laïc, un prêtre, une religieuse a commis un péché et s'est converti, le Seigneur pardonne. Et quand le Seigneur pardonne, le Seigneur oublie", a poursuit le Saint Père.

Il s'est ensuite exprimé sur le sujet plus large de l'homosexualité et de l'Eglise. "Le catéchisme de l'Eglise catholique dit très bien qu'on ne doit pas marginaliser ces personnes qui doivent être intégrées dans la société", a détaillé François. Le pape n'est cependant pas revenu sur le dogme catholique selon lequel l'homosexualité est un péché.