Brésil : l'ancien président Lula nommé candidat à la présidentielle par son parti, malgré son incarcération

La candidature de l'ancien dirigeant brésilien pour un troisième mandat est une manière "d'affronter un système pourri", a défendu Gleisi Hoffmann, la présidente du Parti des Travailleurs, samedi. 

La présidente DU Parti des travailleurs (PT), Gleisi Hoffmann, annonce la candidature de l\'ancien président brésilien, Luis Inacio Lula da Silva, le 4 août 2018 à Sao Paulo (Brésil). 
La présidente DU Parti des travailleurs (PT), Gleisi Hoffmann, annonce la candidature de l'ancien président brésilien, Luis Inacio Lula da Silva, le 4 août 2018 à Sao Paulo (Brésil).  (NELSON ALMEIDA / AFP)

L'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, en prison depuis le mois d'avril pour corruption, a été désigné officiellement candidat du Parti des Travailleurs à l'élection présidentielle d'octobre, a annoncé la présidente du mouvement de gauche, samedi 4 août. 

L'officialisation de sa candidature pour briguer un troisième mandat est une façon "d'affronter un système pourri", a affirmé Gleisi Hoffmann, présidente du Parti des Travailleurs, tout en annonçant la désignation de Lula devant près de 2 000 militants survoltés. 

Derrière les barreaux, Luiz Inacio Lula da Silva reste largement en tête des intentions de vote au premier tour, qui se tiendra le 8 octobre prochain. Il est crédité de plus de 30% des voix, selon tous les instituts de sondage. Cela représente près du double de ses principaux concurrents. 

Une candidature qui risque d'être invalidée

La candidature de l'ancien président, qui a dirigé le pays entre 2003 et 2011, a néanmoins de grandes chances d'être invalidée par la justice électorale. 

Une loi brésilienne, intitulée "Ficha limpa" (casier vierge, en portugais), dispose en effet que toute personne condamnée en appel, ce qui est le cas de Lula, devient de fait inéligible. 

L'ex-dirigeant brésilien a été condamné en juillet 2017 à neuf ans et six mois de prison pour corruption et blanchiment d'argent. Sa condamnation a été alourdie en appel à 12 ans et un mois de prison.