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Brésil : une manifestation anti-Mondial repoussée à Sao Paulo

A quelques heures de l’ouverture de la Coupe du monde de football, une manifestation d’opposants au Mondial a été dispersée par la police à Sao Paulo. En début de soirée, peu avant le début de la cérémonie, les échauffourées ont pris fin. L’accès au principal aéroport a aussi été brièvement bloqué par des grévistes.
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Radio France
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 (A Sao Paulo, la police est très présente près du stade. Elle a dispersé jeudi une manifestation@Maxppp)

Plusieurs organisations sont mobilisées au Brésil pour protester contre les dépenses publiques, engagées pour la Coupe du monde. 11 milliards de dollars ont été engagés pour cet événement. Les opposants à la Coupe du monde de football avaient prévenu de l’organisation de plusieurs actions, le jour J. L’avenue au grand stade de Sao Paulo a été effectivement ciblée ce jeudi, mais sans succès. Le rassemblement, de faible ampleur, a été rapidement dispersé et les échauffourées ont cessé peu avant le début de la cérémonie d'ouverture qui a démarré à 20h14.

"Le chant des opposants : la coupe n'aura pas lieu"

Neuf actions étaient annoncées dans douze des villes-hôtes de la compétition. A peine mis en place, l’un de ces rassemblements a été brutalement réprimé par la police. Elle a stoppé toute velléité de marche ou de défilé vers le grand stade de Sao Paulo, où le Brésil doit affronter la Croatie en match d’ouverture. La police a utilisé du gaz lacrymogène et des grandes détonantes contre une soixantaine de manifestants, qui chantaient "la Coupe n’aura pas lieu ", en brandissant une banderole prévenant :  "Si nous n'avons pas de droits, il n'y aura pas de coupe ." 

Une action à l'aéroport de Rio 

A Rio, la police a convaincu une vingtaine de grévistes du principal aéroport, de cesser jeudi, le blocage des accès aux terminaux. La manifestation s’est rapidement transformée en barrage filtrant, à proximité de l’aéroport Carlos Jobim/Galeao. Il doit accueillir des milliers de supporters pendant le Mondial. L'intersyndicale qui lancé le mouvement se bat pour les salaires et les conditions de travail. 

Un Mondial qui sert de cible 

 A plusieurs reprises, des associations ont tenté de mobiliser et de grossir les rangs de la contestation anti-Mondial, mais sans grand succès. En 2013, la participation aux manifestations avait été impressionnante, mais elle a faibli. Mardi, la présidente du Brésil, Dilma Roussef, a prévenu qu’elle ne permettrait pas que le " vandalisme " de certains empêche une majorité de s’amuser pendant la Coupe du monde de football.

Des mouvements sociaux ont fait craindre ces derniers des problèmes de transport vers le stade de Sao Paulo. Les employés du métro, qui menaçaient de relancer leur grève suspendue lundi soir, ont finalement levé leur mouvement mercredi. Les grévistes réclamaient la réintégration de collègues licenciés. 

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