Boeing disparu : deux nouveaux signaux sonores détectés

Deux nouveaux signaux sonores ont été captés lors des recherches dans le sud de l'océan Indien du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, disparu le 8 mars dernier et qui vraisemblablement s'est abîmé en mer.  L'épave pourrait être localisée dans "quelques jours", espère le responsable des opérations.

(Richard Polden Reuters)

Cinq minutes et 32 secondes. C'est le temps pendant lequel un
nouveau signal venu les profondeurs de l'océan Indien a été capté mardi après-midi.
Dans la soirée, nouveau signal encore, de sept minutes cette fois.

Ces nouveaux
signaux confortent les espoirs d'être sur la bonne piste pour retrouver l'épave
du Boeing de la Malaysia Airlines, disparu le 8 mars dernier des écrans de
contrôle une heure après son décollage de Kuala Lumpur pour Pékin, et dont on
pense qu'il s'est abîmé en mer, à plus de 2.000 km au nord-ouest de la ville côtière australienne
de Perth.  

"Je pense que nous
cherchons dans le bon secteur mais nous devons identifier visuellement des
débris de l'appareil avant de pouvoir confirmer avec certitude que c'est le
lieu final où repose le vol MH370
", a déclaré mercredi devant la presse Angus Houston, qui
coordonne les opérations.

Quatre signaux concordants au total

L'espoir c'est que ces
signaux proviennent des boites noires de l'appareil. Le week-end dernier déjà, un
bateau participant à quadriller une large zone de l'océan Indien à la recherche
de débris et équipé de sondes hydrophones, en avait déjà capté deux autres,
émettant sur les mêmes fréquences que celles généralement utilisées par les
enregistreurs de vol. Le premier avait été entendu pendant plus de deux heures
et le deuxième pendant environ 13 minutes.

"Nous allons avoir un secteur resserré"

Les signaux captés devraient
permettre de réduire encore la zone de recherches et d'envoyer le Bluefin-21, un
robot sous-marin équipé d'un sonar, d'un projecteur et d'une caméra, explorer
les profondeurs et peut-être trouver l'épave de l'avion.  "Nous allons avoir un secteur resserré
et, espérons-le, dans quelques jours, nous pourrons trouver quelque chose au
fond (de la mer)
", a déclaré Angus Houston.

En attendant, une quinzaine
d'avions et autant de navires continuaient mercredi à passer au crible un
périmètre de 75.423 km2 à la recherche de débris.