Birmanie : 5 000 manifestants emprisonnés depuis le coup d'Etat vont être libérés

En février, des manifestations contre la junte militaire ont connu une répression sanglante de l'armée, avec plus de 1 100 civils tués et quelque 7 000 personnes en détention, selon une ONG locale.

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Le commandant en chef des forces armées birmanes, le général senior Min Aung Hlaing, assiste à la neuvième conférence de Moscou sur la sécurité internationale, à Moscou (Russie), le 16 octobre 2021. (ALEXANDER ZEMLIANICHENKO / POOL / AFP)

Vers une accalmie en Birmanie ? Le pays va libérer plus de 5 000 personnes emprisonnées pour avoir protesté contre le coup d'Etat de l'armée en février, a annoncé, lundi 18 octobre, le chef de la junte. Au total, 5 636 prisonniers seront graciés et libérés avant la fête bouddhiste de Thadingyut qui débute mardi, a déclaré le général Min Aung Hlaing, quelques jours après avoir été exclu du prochain sommet de l'Asean (Association des nations d'Asie du Sud-Est).

Le putsch militaire du 1er février a mis fin à une brève parenthèse démocratique d'une décennie dans le pays. Depuis, l'armée mène une répression sanglante avec plus de 1 100 civils tués et quelque 7 000 en détention, selon une ONG locale, l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), qui rapporte des cas de tortures, de viols et d'exécutions extra-judiciaires.

Pas de détails sur les prisonniers concernés

Le chef de la junte n'a pas donné de détails sur les personnes qui seraient incluses dans la liste et les autorités pénitentiaires n'ont pas répondu aux demandes de commentaires de l'AFP. Fin juin, Les autorités avaient libéré plus de 2 000 opposants au coup d'Etat qui étaient détenus dans les différentes prisons du pays, dont des journalistes locaux arrêtés pour avoir critiqué la répression sanglante de la junte. Le rédacteur en chef du média Frontier Myanmar, Danny Fenster, de nationalité américaine, est toujours détenu dans la prison d'Insein, près de Rangoun, depuis son arrestation le 24 mai.

Cette nouvelle décision de remettre des prisonniers en liberté intervient après que l'Asean a exclu vendredi Min Aung Hlaing d'un prochain sommet en raison de la gestion de la crise par le gouvernement militaire. Les ministres des Affaires étrangères du bloc ont convenu qu'un "représentant non politique" birman serait invité à sa place au sommet prévu du 26 au 28 octobre.

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