VIDEO. Paysages apocalyptiques au Vanuatu après le passage du cyclone Pam

"On appelle à l'aide", a lancé le président de l'archipel, Baldwin Lonsdale.

FRANCE 3

Les vents ont dépassé les 330 km/h et les vagues ont atteint les 7 mètres de haut. Le Vanuatu, l'un des pays les plus pauvres du monde, a été balayé, samedi 14 mars, par le cyclone Pam. Classé catégorie 5 (la plus élevée), le phénomène météo a semé la désolation.

Le bilan provisoire s'élève à huit morts, mais toutes les agences humanitaires redoutent des pertes bien plus lourdes. D'après des images partagées par un vidéaste amateur de la capitale, Port Vila, presque tous les arbres sont à terre et quasiment tous les édifices ont subi des dégâts.

"On appelle à l'aide"

"Le vent hurle dans ma chambre. Là, je suis dans la salle de bain. Je tiens mon dos contre la porte. J'écoute le son qui provient du toit et je tiens le coup désespérement", a témoigné Alice Clements, responsable de l'Unicef au Vanuatu. Une responsable de la Croix-Rouge sur place indique que la capitale manque déjà de riz et de nourriture en général.

Ironie du sort, le président de l'archipel, Baldwin Lonsdale, était au Japon pour participer à un sommet sur les catastrophes naturelles. "Je vous parle aujourd'hui avec le cœur lourd. Je ne connais pas encore l'impact du cyclone Pam sur Vanuatu. Aujourd'hui, on appelle à l'aide", a-t-il déclaré.

Dans un communiqué, François Hollande a adressé "son soutien à la population et aux autorités". Et d'ajouter : "Cette tragédie démontre, une fois de plus, l'urgence de lutter contre les dérèglements climatiques et d'aider les plays les plus vulnérables a y faire face."

Des habitants de Port Vila, la capitale de l\'archipel du Vanuatu, inspectent les décombres après le passage du cyclone Pam, le 14 amrs 2015.
Des habitants de Port Vila, la capitale de l'archipel du Vanuatu, inspectent les décombres après le passage du cyclone Pam, le 14 amrs 2015. (UNICEF PACIFIC / AFP)