Près de 500 000 personnes évacuées en Inde à l'approche d'un puissant cyclone

Selon les services météorologiques, Phailin "a un très fort potentiel de dévastation, étant donné la vitesse du vent". 

Image satellite du cyclone Phailin à l\'approche de la côte est de l\'Inde, le 11 octobre 2013. 
Image satellite du cyclone Phailin à l'approche de la côte est de l'Inde, le 11 octobre 2013.  (AP / SIPA )

Il s'appelle Phailin et il met l'Inde en état d'alerte rouge, samedi 12 octobre. Un très puissant cyclone est attendu sur la côte est du pays, dans les Etats pauvres de l'Odisha et de l'Andhra Pradesh. Il "a un très fort potentiel de dévastation, étant donné la vitesse du vent", ont prévenu les services météorologiques indiens. Ce cyclone "est très proche d'une tempête super-cyclonique", la catégorie la plus élevée, précisent-ils.

Pluies et vents violents à 220 km/h au moins ont commencé à balayer la côte orientale où 500 000 personnes ont été évacuées vers des abris. Le niveau de la mer devrait s'élever de trois à quatre mètres sur les côtes. Douze millions de personnes pourraient être affectées.

L'armée a été mobilisée pour évacuer les populations, encore marquées par la tempête dévastatrice de 1999, qui avait fait 8 000 morts. "Nous sommes mieux préparés cette fois, nous avons appris beaucoup de 1999", observe le ministre de la Gestion des catastrophes de l'Etat de l'Odisha. 

Les chefs de la province d\'Orissa en Inde avec des réfugiés qui attendent l\'arrivée du cyclone Phailin dans un abri à Bhubaneswar dans l\'est du pays, le 11 octobre 2013.
Les chefs de la province d'Orissa en Inde avec des réfugiés qui attendent l'arrivée du cyclone Phailin dans un abri à Bhubaneswar dans l'est du pays, le 11 octobre 2013. ( AFP )

Très critiquées pour leur impréparation lors des inondations de l'Himalaya, les autorités ont annoncé l'envoi préalable de 42 équipes dans les deux Etats en danger. A Bhubaneswar, capitale de l'Odisha, des arbres ont déjà ployé sous la force du vent et des magasins sont à court de nourriture en raison d'achats préventifs. Le port de Paradip a suspendu ses opérations et va fermer, tandis que les pêcheurs ont reçu l'ordre de rentrer au port.