En Indonésie, Kennedy ne quitte plus la plage : "Si je vois que le niveau monte, je pourrai tout de suite prévenir ma famille"

Quelques jours après le tsunami qui a frappé le sud de l’ile de Sumatra et l’ouest de Java, les habitants sont inquiets. Le volcan Anak Krakatoa, à l’origine de ce raz-de-marée mortel, est en effet toujours très actif.

Photo aérienne prise le 23 décembre 2018 de l\'Anak Krakatoa en éruption, dans le détroit de la Sonde, en Indonésie, entre Sumatra et Java.
Photo aérienne prise le 23 décembre 2018 de l'Anak Krakatoa en éruption, dans le détroit de la Sonde, en Indonésie, entre Sumatra et Java. (NURUL HIDAYAT / BISNIS INDONESIA)

"La mer monte !" ... Quelques jours après le tsunami qui a frappé le sud de l’ile de Sumatra et l’ouest de Java en Indonésie, faisant plus de 400 morts, quelques mots se répandent en un instant et suffisent à créer un mouvement de panique sur la route côtière javanaise sinistrée. Signe de la fébrilité ambiante, tous les véhicules foncent en trombe vers les hauteurs malgré la fausse alerte.

Il faut dire que, comme Arjaya, de nombreux habitants sont encore sous le choc. Cet enseignant réfugié dans un poste de secours a vu son habitation ravagée par l’océan. "Depuis que la mer a détruit ma maison, moi et ma famille sommes traumatisés. C’est bien simple, aujourd’hui je n’ai qu’une peur, que cela recommence", confie-t-il. De son côté, Kennedy, 48 ans, ne compte que sur lui-même et reste au maximum près de l’eau. "Si je vois que le niveau monte, je pourrai tout de suite prévenir ma famille qui vit juste à côté", explique-t-il.

Je veux m’assurer par moi-même du niveau de la mer. Je n’ai plus confiance dans le gouvernement.Kennedy, un Javanaisà franceinfo

Face à lui, la mer est agitée, comme pour lui rappeler qu’elle pourrait à nouveau sortir de son lit. Lors du tsunami samedi dernier, aucune alerte n’avait été émise, les autorités croyant d’abord à une simple grosse marée.

Le reportage à Java-Ouest de Joël Bronner pour franceinfo.
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