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Le Japon annonce sa sortie du nucléaire pour les années 2030

Le gouvernement japonais a annoncé vendredi l'arrêt progressif de la production nucléaire sur 30 ans, dix-huit mois après l'accident de Fukushima.

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De jeunes japonaises participent à une manifestation contre le nucléaire, le 4 mars 2011. (PIETRO SCOZZARI / TIPS / AFP)

ENVIRONNEMENT - Le Japon de l'après Fukushima dit non à l'énergie nucléaire. Le gouvernement japonais a annoncé, vendredi 14 septembre, sa volonté de mettre un terme à la production nucléaire du pays d'ici aux années 2030, dix-huit mois après la catastrophe, rapporte la presse japonaise.

Le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a réuni ses principaux ministres autour d'un nouveau plan énergétique. D'après la presse, ce plan comprend notamment l'arrêt progressif des 50 réacteurs du pays d'ici à la décennie 2030, faisant du Japon le troisième pays au monde, après l'Allemagne et la Suisse, à décider de sortir du nucléaire depuis Fukushima.

Quelles énergies alternatives ?

La semaine dernière, le Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) auquel appartient le Premier ministre, a publié un programme énergétique qui devrait servir de canevas aux décisions du gouvernement. Il a édicté trois principes : ne plus construire de centrale nucléaire, arrêter les réacteurs existants après 40 ans d'activité et n'accepter le redémarrage des tranches suspendues qu'après des examens de sécurité menés par une autorité ad hoc.

Le programme du PDJ suggère aussi que le Japon développe davantage les énergies renouvelables, prenne des mesures d'économie d'énergie, exploite les ressources des mers entourant l'archipel et se fournisse à un prix raisonnable en GNL (gaz naturel liquéfié) et autres énergies fossiles, y compris les gaz de schiste.

L'énergie nucléaire représentait près de 30% de la consommation de courant au Japon avant l'accident qui a débuté le 11 mars 2011 dans la centrale de Fukushima Daiichi (220 km au nord-est de Tokyo). Depuis, seuls deux réacteurs sont en activité dans tout le pays. Les autres sont arrêtés, soit à cause d'un séisme soit en raison des mesures de sécurité supplémentaires exigées par les autorités après l'accident.

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