Cet article date de plus de trois ans.

Indonésie : une foule en colère massacre près de 300 crocodiles

Ce déchaînement de violences est survenu samedi, après l'enterrement d'un homme tué par l'un des reptiles.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des crocodiles dans un parc animalier à Medan, en Indonésie, le 21 octobre 2017. (GATHA GINTING / AFP)

Une foule en colère a massacré près de 300 crocodiles dans une ferme d'élevage à Sorong, en Papouasie indonésienne, ont indiqué les autorités locales, lundi 16 juillet. Ce déchaînement de violences s'est produit samedi, après l'enterrement d'un homme tué par l'un de ces reptiles. L'homme avait pénétré accidentellement dans l'enceinte des crocodiles pour chercher de l'herbe pour ses vaches, ont précisé les autorités et agents de protection des animaux. Cet habitant âgé de 48 ans a été mordu à une jambe avant d'être mortellement frappé par un violent coup de queue de l'un des crocodiles, une espèce protégée en Indonésie, selon les mêmes sources.

Une enquête ouverte

Des membres de la famille du défunt et d'autres habitants de ce quartier de Sorong, ville portuaire d'un peu plus de 200 000 habitants, sont allés voir la police pour se plaindre de la présence de cette ferme, trop proche selon eux d'une zone résidentielle. Il leur a été dit que le propriétaire des lieux était d'accord pour dédommager la famille de la victime. "Nous sommes parvenus à un accord avec la famille de la victime et avons adressé nos condoléances", a déclaré le directeur de l'agence locale de protection des animaux, Bassar Manulang.

Mais plusieurs centaines d'habitants du quartier, en colère, ont fait irruption samedi dans la ferme armés de couteaux, machettes et pelles. Ils ont abattu 292 crocodiles, pour l'essentiel des bébés crocodiles mais aussi des adultes mesurant deux mètres de long, soit presque la totalité des reptiles qui s'y trouvaient, selon les autorités. Des policiers et membres de l'agence de protection des animaux ont tenté d'intervenir mais ils étaient trop peu nombreux pour empêcher le massacre. Une enquête a été ouverte. "Pour le moment, nous continuons d'interroger des témoins", a déclaré un responsable de la police de Sorong, Dewa Made Sidan Sutrahna.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Asie-Pacifique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.