Open d'Australie : les qualifications retardées à cause des fumées d'incendies sur les courts

La décision de la Fédération australienne de tennis renforce les interrogations sur le maintien du premier tournoi du Grand Chelem de l'année. 

Une spectatrice regarde un entraînement pendant l\'Open d\'Australie, à Melbourne, le 15 janvier 2020. 
Une spectatrice regarde un entraînement pendant l'Open d'Australie, à Melbourne, le 15 janvier 2020.  (ASANKA BRENDON RATNAYAKE / AFP)

Les fumées toxiques provenant de gigantesques incendies dans le sud de l'Australie ont perturbé l'Open d'Australie pour la deuxième journée consécutive. Les matchs de qualification ont été retardés, mercredi 15 janvier, ce qui renforce les interrogations sur le maintien du premier tournoi du Grand Chelem de l'année, qui doit débuter le 20 janvier.

A 9 heures, la qualité de l'air de Melbourne, où se joue le tournoi, était "très mauvaise", bien qu'un peu moins dégradée que la veille où elle était qualifiée de "dangereuse" par l'Agence pour la protection de l'environnement de l'Etat de Victoria (EPA). La Slovène Dalila Jakupovic avait alors dû abandonner au premier tour des qualifications, après avoir souffert de violentes quintes de toux sur le court.

La Canadienne Eugénie Bouchard avait quant à elle souffert de douleurs à la poitrine, vraisemblablement dues à des difficultés respiratoires, et l'Australien Bernard Tomic a affirmé avoir eu du mal à respirer. Plusieurs joueuses et joueurs ont critiqué la décision de faire jouer des matchs dans ces conditions, comme l'Ukrainienne Elina Svitolina ou le Français Gilles Simon.

"Les conditions sont surveillées constamment" 

Mercredi, les rencontres ont finalement débuté avec une heure de retard, vers 13 heures, dans des conditions meilleures mais toujours brumeuses. "Les conditions au Melbourne Park sont surveillées constamment", a déclaré la Fédération australienne de tennis, chargée de l'organisation de l'Open d'Australie.

Les décisions concernant la reprise du jeu seront prises en concertation avec l'équipe médicale du tournoi, les services météorologiques et des scientifiques de l'EPA, a précisé la Fédération.