"Il ne sait pas trop comment ça va se passer" : la mère de Michaël Blanc évoque le retour en France de son fils en 2018

Hélène Le Touzey, mère de Michaël Blanc, est revenue, lundi pour franceinfo, sur la fin de la peine de son fils pour trafic de drogres en Indonésie et son avenir alors qu'il lui reste un an de probation pour être totalement libre.

Hélène Le Touzey et son fils Michaël Blanc, le 20 janvier 2014, à Jakarta (Indonésie).
Hélène Le Touzey et son fils Michaël Blanc, le 20 janvier 2014, à Jakarta (Indonésie). (ROMEO GACAD / AFP)

Après 14 ans d'emprisonnement en Indonésie pour trafic de drogues, dont trois ans et demi passés en liberté conditionnelle, Michaël Blanc a officiellement purgé sa peine depuis le 21 juillet dernier. Pour autant, il ne sera pas totalement libre et ne pourra rentrer en France qu'en juillet 2018 après un an de probation. Le Français avait été arrêté en décembre 1999 à l'aéroport de Denpasar avec 3,5 kg de hachisch dans ses bouteilles de plongée.

Hélène Le Touzey, mère de Michaël, a tout quitté pour le rejoindre et indique sur franceinfo, lundi 7 août, que malgré les contraintes, son fils a hâte de rentrer en France, même s'il "ne sait pas trop ce qui va se passer, ni comment ça va se passer, mais il est en attente de ce moment-là".

franceinfo : Comment vont se passer ces douze mois avant le retour en France en juillet 2018 ?

Hélène Le Touzey : Tout est toujours fragile. Jusqu'au dernier moment, il peut avoir des problèmes. Le moindre problème peut le faire revenir en prison. Et là en plus, les peines sont lourdes et sans remise de peine. Il ne faut pas qu'il gâche ses chances. Il faut être vigilant et attentif. C'est vraiment la dernière étape vers la liberté. Psychologiquement, le fait de savoir que sa peine est finie est important.

L'affaire a démarré en 1999. Est-ce que la médiatisation a été bénéfique ?

Il y a toujours le pour et le contre, mais pour moi ça a plutôt été positif. Je me suis rendue sur place avant la médiatisation, en 2000. Elle a démarré après son procès [qui a eu lieu en novembre 2000]. Je vis en Indonésie, je fais du bénévolat, j'ai été élue conseiller consulaire. C'est pour aider des personnes françaises en difficulté, je continue de rendre visite à des camarades de prison de mon fils qui ont eu moins de chance que lui. Je fais également du bénévolat en rapport avec les Indonésiens et des conférences pour les étudiants dans les universités.

Que fera votre fils quand il rentrera en France ?

Il aura le grand plaisir de retrouver sa famille, ses amis, ses racines, la France. Après, il va falloir qu'il trouve sa vie, sa voie. Il ne sait pas trop ce qui va se passer, ni comment ça va se passer, mais il est en attente de ce moment-là. Quant à moi, mon mandat d'élue est valable jusqu'en 2020. Je ne sais pas si à mon âge [66 ans] je retrouverai une situation en France. C'est sûr que j'aurais beaucoup de plaisir à rentrer en France et j'aime beaucoup la France, ma famille, mes amis et la vie que j'avais avant, mais je ne suis pas sûre de pouvoir assumer ça. J'ai tout laissé il y a 17 ans. On ne retrouve pas comme ça des choses à la seconde, donc je ne sais pas ce qui va se passer.

"Le moindre problème peut le faire revenir en prison", Hélène Le Touzey
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