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Obama prêt à "une nouvelle ère" avec la Birmanie

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton, en visite historique dans ce pays jeudi et vendredi, a transmis une lettre du président américain aux autorités birmanes. 

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La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et la leader de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi lors d'un dîner à Rangoun, le 1er décembre 2011. (SAUL LOEB / AFP)

Un geste fort. Barack Obama s'est dit prêt à une "nouvelle ère" dans les relations des Etats-Unis avec la Birmanie dans des lettres apportées jeudi 1er décembre par sa secrétaire d'Etat. Hillary Clinton effectue une visite historique, la première d'un chef de la diplomatie américaine depuis 1955.

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Ces courriers ont été remis aux dirigeants birmans à Naypyidaw. Cette démarche est décrite par les diplomates américains comme un signe que le dirigeant américain est prêt à engager son nom dans une stratégie de dialogue avec les autorités birmanes. Elle intervient après huit mois de réformes spectaculaires dans le pays depuis la dissolution en mars de la junte, qui a transféré ses pouvoirs à un gouvernement dit "civil".

Le président américain apporte son soutien à Aung San Suu Kyi

Ce nouveau régime a notamment encouragé le retour au cœur du jeu politique de Aung San Suu Kyi, qui a affirmé son intention de se présenter aux prochaines élections partielles. Barack Obama lui a apporté son indéfectible soutien. Signe du rôle incontournable de l'opposante, Hillary Clinton doit la rencontrer par deux fois à Rangoun. Pour dîner jeudi soir, puis une autre fois vendredi. 

Francetv info et Reuters

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, lors de sa rencontre avec le président birman, a estimé que les mesures prises jusqu'ici étaient "insuffisantes" pour permettre une percée dans les relations entre les deux pays. Elle a également demandé à la Birmanie de couper les "liens illégaux" avec la Corée du Nord, tout en indiquant que le régime de Naypyidaw avait assuré qu'il ne coopérait pas avec Pyongyang.

Pas de levée des sanctions économiques 

La secrétaire d'Etat a plusieurs fois souligné qu'elle n'envisageait pas la levée immédiate des sanctions économiques américaines, étape qui nécessiterait de toute façon l'approbation du Congrès. Cette levée a été réclamée une nouvelle fois jeudi 1er décembre par la Chine, voisine et alliée de la Birmanie. Les Etats-Unis ont d'autres outils potentiels à leur disposition pour encourager le régime, comme l'augmentation de l'aide au développement ou la nomination d'un ambassadeur dans le pays.

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