Echanges de tirs en mer entre Séoul et Pyongyang

La Corée du Nord a tiré des obus dans la mer Jaune, une frontière maritime disputée avec sa voisine du Sud. 

Des exercices militaires sont menés en Corée du Sud, le 31 mars 2014.
Des exercices militaires sont menés en Corée du Sud, le 31 mars 2014. (KIM HONG-JI / REUTERS)

Vive tension entre les deux Corée. Séoul et Pyongyang ont échangé des tirs, lundi 31 mars, près de leur frontière maritime disputée, en mer Jaune. "Des obus tirés par la Corée du Nord sont tombés de notre côté [de la frontière] et nous avons répliqué en ouvrant le feu", a déclaré un porte-parole de l'état-major des armées sud-coréennes.

Les tirs de part et d'autre ne semblaient pas immédiatement avoir été dirigés contre des cibles précises. "Pour le moment, les deux parties tirent dans la mer", a ajouté le porte-parole. La Corée du Sud a demandé aux habitants de deux îles voisines de se réfugier dans des abris, alors que les motifs de friction se multiplient dans la péninsule. 

Séoul critique les intentions "hostiles" de Pyongyang

La Corée du Nord avait prévenu en début de matinée qu'elle mènerait des exercices à tirs réels en mer Jaune, près de la frontière maritime, régulièrement théâtre d'échauffourées meurtrières. Ces manœuvres ne sont pas rares, mais il est peu fréquent qu'elle en prévienne son voisin.

Pyongyang avait aussi demandé à Séoul de "maîtriser" ses navires. Séoul a aussitôt répliqué en prévenant que tout débordement de son côté serait suivi de représailles. Pour le porte-parole du ministère de la Défense sud-coréen, Pyongyang "a envoyé le message pour souligner que leurs intentions étaient hostiles". "Leur but est de nous menacer, d'attiser les tensions sur la frontière en mer Jaune et sur la péninsule en général", a-t-il estimé.

La veille, Pyongyang avait prévenu qu'il "n'excluait pas" un quatrième essai nucléaire, "sous une nouvelle forme". Ces dernières semaines, la Corée du Nord a effectué plusieurs tirs de missiles de courte et moyenne portée, pour manifester sa colère face aux exercices militaires conjoints américano-sud-coréens démarrés en février.