Thaïlande : la junte militaire interdit à plusieurs hommes politiques de quitter le pays

Au lendemain de l'annonce du coup d'Etat, plus d'une centaine de personnes ne peuvent plus sortir du territoire. C'est le cas de l'ex-Première ministre, Yingluck Shinawatra.

Des soldats thaïlandais montent la garde devant un bâtiment de l\'armée à Bangkok (Thaïlande), le 23 mai 2014, au lendemain d\'un coup d\'Etat.
Des soldats thaïlandais montent la garde devant un bâtiment de l'armée à Bangkok (Thaïlande), le 23 mai 2014, au lendemain d'un coup d'Etat. (PORNCHAI KITTIWONGSAKUL / AFP)

Après le coup d'Etat, la répression ? La junte qui a pris le pouvoir en Thaïlande a convoqué vendredi 23 mai et interdit de sortie de territoire de nombreux anciens dirigeants, dont l'ex-Première ministre Yingluck Shinawatra.

"Au total, 155 personnes sont interdites de voyage à l'étranger, sauf autorisation" du nouveau régime militaire, "à des fins de maintien de la paix et de l'ordre", a déclaré un porte-parole militaire. Yingluck ne pourra donc ainsi pas rejoindre son frère Thaksin Shinawatra, exilé après avoir été victime d'un putsch en 2006 puis condamné pour malversations financières.

Le calme dans les rues de Bangkok

"Si le Premier ministre et nombre de ces personnalités n'étaient pas appréhendées, il y aurait un risque qu'ils mettent en place un gouvernement en exil", a expliqué le politologue Paul Chambers, de l'université de Chiang Mai.

Bangkok est globalement calme, au lendemain du putsch orchestré par les militaires pour, selon eux, mettre fin à une crise politique de sept mois. Une trentaine de jeunes Thaïlandais ont cependant bravé l'interdiction des manifestations, protestant contre le coup d'Etat, sans que les soldats ne s'interposent.